Students thankful for opportunities that have grown from school garden in De, Mali

School garden in De, Mali

Below are videos of two students and the school director talking about the school garden in De, Mali.

Voici des vidéos de deux eleves et le directeur de l’ecole qui parlent du jardin scolaire à De, au Mali.

 

Debajo hay vídeos de dos estudiantes y el director de la escuela que conversan sobre el huerto escolar en De, Mali.

Boubacar Touré, Student in the De Middle School

I give thanks to The Tandana foundation and give thanks to the teachers from the students.  We did not know how to germinate plants, but know we have learned how to garden and now look how we have planted.

Doy las gracias a la Fundación Tandana y doy gracias de parte de los estudiantes a los profesores. No sabíamos cómo hacer el almasigo, pero ahora hemos aprendido a cultivar y vea cómo hemos plantado.

Je remercie la fondation Tandana et je remercie les enseignants au nom des élèves. On ne savait pas comment faire la pépinière mais maintenant on a appris comment faire le jardin et maintenant vois-y comment on a semé.

Bintou Touré, Student in the De Middle School

I am from De. I am in my ninth year in school. I give thanks to The Tandana Foundation and I give thanks to the director as well. It is thanks to the director that we have received this garden. I did not know about market gardening. The Tandana Foundation has taught us how to make a garden. It is The Tandana Foundation that taught us how to garden. Today, our garden has developed. One can see the green leaves. It is very pretty to see. It is thanks to The Tandana Foundation and we thank our director and the members and colleagues who are here in De. And we thank The Tandana Foundation as well. I thank you.

Soy de De. Estoy en mi noveno año de escuela. Doy las gracias a la Fundación Tandana y también doy las gracias al director. Es gracias al director que hemos conseguido este huerto. No sabía sobre horticultura. La Fundación Tandana nos ha enseñado a hacer un huerto. La Fundación Tandana es la que nos ha enseñado cómo cultivar. Hoy, nuestro huerto está desarrollado. Uno puede ver las hojas verdes. Verlo es muy bonito. Es gracias a la Fundación Tandana y le damos gracias a nuestro director y a los miembros y compañeros de De que están aquí. También le damos las gracias a la Fundación Tandana. Se lo agradezco.

Je suis de De. Je fais la neuvième année .  Je remercie l’association Tandana et je remercie notre directeur aussi. C’est grace a le directeur que nous avons reçu cette jardin. Je ne connaissais pas le maraichage de jardin.  L’association Tandana nous a appris de faire le jardin. C’est la Fondation Tandana qui nous a appris de faire le jardin. Au jour d’hui notre jardin a développé .  On voit les feuilles vertes. C’est joli a voir. C’est grace a l’association Tandana et nous remercions notre directeur et les membres des collègues  qui sont a De ici. Et nous remercions l’association Tandana aussi.  Je vous remercie.

Kaleb Poudiougou, Director of the De Middle School

First of all, in regards to the school garden, in response to our request, I am really happy about the fact that The Tandana Foundation responded favorably to our request.  They built the fence and they provided us with tools and then with seed, and also they trained us in regards to the techniques of market gardening and the planting of fruit trees.  They also followed up and supported us, and through their help, we were able to make good use of our garden. We are in the process of making use of our garden, and, as you can see, we are doing well.  Certain foods are ready to consume and to take to the market. Through the garden, we have learned many things, not only I, but my colleagues, my fellow teachers, and the students, as well.  There are students who go home to their villages and garden, but it is not the same thing. Here, following the technique, there is a technique.  At home, they garden in a basic manner that is not like we have learned to do through the foundation. We are very happy, and we would like their continuing partnership.  Especially we would like for them to provide us with more tools and we want them to continue standing with us so that the garden can develop well and last for a long time. We are always happy with the Tandana Foundation and we congratulate them on their support.  We hope that they will always stay close to us so that we can work together and succeed.

Primero de todo, con respecto al huerto escolar, en respuesta a nuestra petición, estoy muy contento por el hecho de que la Fundación Tandana respondiera favorablemente a nuestra solicitud. Construyeron el encerramiento, nos proporcionaron las herramientas y luego las semillas. También nos prepararon con respecto a las técnicas de horticultura y a la plantación de árboles frutales. También nos hicieron un seguimiento y nos apoyaron y a través de su ayuda, fuimos capaces de hacer un buen uso de nuestro huerto. Estamos en el proceso de hacer uso de nuestro huerto, y como puedes ver, lo estamos haciendo bien. Ciertos alimentos están listos para consumir y llevarlos al mercado. Por medio del huerto, hemos aprendido muchas cosas, no solo yo, sino también mis compañeros, los profesores y los estudiantes. Hay estudiantes que van a casa, a sus pueblos, y cultivan, pero no es lo mismo. Aquí, seguimos la técnica, hay una técnica. En casa, cultivan de una manera básica que no es como hemos aprendido a través de la fundación. Estamos muy contentos y nos gustaría continuar con su colaboración. Sobretodo, nos gustaría que nos proporcionaran con más herramientas y que nos continúen apoyando, así el huerto se puede desarrollar bien y puede ser duradero. Estamos muy contentos con la Fundación Tandana y les felicitamos por su apoyo. Esperamos que siempre estén a nuestro lado para poder trabajar juntos y tener éxito.

D’abord au jardin scolaire, depuis la demande vraiment je suis content du fait aussi que la fondation Tandana a répondu favorablement a notre demande, ils on fait le grillage et puis ils nous ont dote en matériels et puis en semences, et aussi ils nous ont forme par rapport a la technique de maraichage, et la plantation d’arbres fruitiers.  Ils ont aussi suivi et puis ils nous ont accompagné et jusque la, nous aussi a travers eux on a pu exploiter le jardin. Nous sommes en train d’exploitation et comme vous voyez ca avance bien.  Certains produits sont prêts  a consommer et a mettre dans le marche.  A travers le jardin nous avons appris beaucoup de choses, pas moi seulement mais mes collègues enseignants, et puis les élèves.  Il y a des élèves qui partent dans leur village et exploitent le jardin, mais ce n’est pas la meme chose. Ici selon la technique, il y a la technique.  Eux, ils font ca du facon rudimentaire c’est pas comme on a appris a travers la Fondation.  Vraiment On est très content et jusque la on veut leur accompagnement. Surtout qu’ils nous dotent encore plus en matériels et qu’ils nous accompagnent a pied pour que le jardin puisse bien se developper et puis aller a long. On est content toujours sur la fondation tandana et nous félicitons leur aide, et qu’ils restent toujours  auprès de nous afin qu’on travaille ensemble et qu’on puisse réussir.

Savings for Change Program Opens New Lives for Women

 

A Savings for Change Group Member

Voici quelques commentaires des femmes participants au programme Epargne Pour le Changement de la Fondation Tandana dans la commune rurale d’Ondogou, au Mali. Ces commentaires sont datés du 17 mars 2017.

Below are a few comments from women participating in the Tandana Foundation Savings for Change Program in the rural township of Ondogou, Mali. These comments are from March 17, 2017.

Debajo se encuentran algunos comentarios de las mujeres participando en el programa de la Fundación Tandana “Ahorros por el Cambio” en la comuna rural de Ondogou, Mali. Estos comentarios son del 17 de marzo de 2017.

Fatouma Kamia

Fatouma Kamia

Je remercie toutes les femmes du village, particulièrement les femmes membres des groupes EPC ainsi à mon groupe Emenèlèlwo (“nous sommes contentes”).

Tout est bien qui commence bien et qui finis bien, selon l’adage Dogon aujourd’hui nous avons eu une formation de comment gérer nos économies et comment créer un micro banque des femmes du village. Avant nous avions des activités de génératrice de revenu mais on ne savait pas comment épargner.

Grace à la Fondation Tandana et ses partenaires, la vie est ouverte pour nous sur nos activités, notre quartier est membre aussi de l’association de teinturière et bénéficiaire du magasin de stock des produits Gala et nous disons merci à la Fondation Tandana. Le reste c’est à nous de relever le défi.

Nous demandons à la fondation Tandana de continuer à nous former et sensibiliser sur les activités de génératrice de revenu pour les femmes.

Le programme EPC nous a permis de réaliser beaucoup de choses : il nous a permisd’emprunter l’argent au sein de nos groups et rembourser avec un petit intérêt, partager des  idées  d’équipe, parler l’importance de nos activités quotidiennes etc… .

Je remercie Moussa Tembiné et Housseyni Pamateck  qui ont toujours pensé à nous et soumettre nos besoin à la Fondation Tandana.

I thank all the women in the village, particularly the ones who are members of Savings for Change groups, and my own group Emenelelwo (“we are happy”).

All is well that begins well and ends well, according to the Dogon adage: today we received training on how to manage our savings and create a micro bank for the women in our village. Until now, we had income generating activities but didn’t know how to set savings aside.

Thanks to The Tandana Foundation and its cooperating partners, a new life opens for us: our activities, our village being a member of the Dyers’ Association and also being a beneficiary of the indigo bank. We are grateful to The Tandana Foundation. As for the rest, it falls upon us to meet the challenge.

We ask The Tandana Foundation to extend the training and awareness they provided on income generating activities to more women.

The Savings for Change program has enabled us to achieve many things: it has allowed us to borrow money within our groups and repay it at low interest rates, share ideas as a team, discuss the significance of our daily activities, etc.

I thank Moussa Tembine and Housseyni Pamateck who have always thought about us and submitted our needs to The Tandana Foundation.

Le doy las gracias a todas las mujeres de la aldea, particularmente a aquellas que son miembros de los grupos de Ahorro por el Cambio, y de mi propio grupo Emenelelwo (“estamos contentas”).  

Bien está lo que bien empieza y bien acaba, como dice un proverbio dogón: hoy hemos recibido formación en cómo gestionar nuestros ahorros y crear un micro banco para las mujeres de nuestra aldea. Hasta ahora, teníamos actividades que nos proporcionaban ingresos pero no sabíamos como guardar dinero para ahorrarlos.

Gracias a la Fundación Tandana y a sus socios cooperantes, una nueva vida se abre ante nosotros: nuestras actividades, nuestra aldea siendo miembro de la Asociación de Tintoreros y beneficiaria del banco de índigo. Le estamos agradecidos a la Fundación Tandana. Y en cuanto al resto, recae sobre nosotros el alcanzar el objetivo.

Le pedimos a la Fundación Tandana que extienda la formación y la concienciación que propoporciona en actividades generadoras de ingresos a más mujeres.

El programa de Ahorros por el Cambio nos ha posibilitado conseguir muchas cosas: nos ha permitido pedir préstamos dentro de nuestros grupos y devolverlos a bajas tasas de interés, compartir ideas como un equipo, debatir sobre la significancia de nuestras actividades diarias, etc.

Les doy las gracias a Moussa Tembine y Housseyni Pamateck quienes siempre han pensado en nosotras y presentado nuestras necesidades a la Fundación Tandana.

 

Djeneba Kamia

Djeneba Kamia

Je me nomme Djeneba Kamia, je suis la trésorière et membre du groupe Ambadomie (“Que Dieu attende”) d’Indell.

Au départ, franchement toute les femmes s’inquiétaient  beaucoup sur la cotisation hebdomadaire, avec la formation de HousseyniPamateck et Moussa Tembine qui ne se fatiguent jamais à nous former sur la cotisation, l’emprunte, remboursement jusqu’au partage aujourd’hui.

Vraiment c’est une initiative qui est la bienvenue et toutes les femmes sont contentes, je ne peux finir de parler l’importance que nous avons eu sur ce programme. Je remercie la Fondation Tandana et toutes les équipes de Tandana. AMBA WAGUE TARA (Que Dieu nous donne l’annee prochaine).

My name is Djeneba Kamia, I am the Treasurer of the Ambadomie (“May God Wait”) Savings for Change group in Indell.

Initially, frankly, all the women worried a lot about the weekly contribution, until we received training from Housseyni Pamateck and Moussa Tembine who never get tired of instructing us on contributions, loans, refunds, and today, sharing our fund.

Really, this is a welcome initiative: all the women are happy and I could go on and on talking about the importance of this program. I thank The Tandana Foundation and all Tandana supporters. AMBA WAGUE TARA (May God give us another year).

Mi nombre es Djeneba Kamia, soy la tesorera del grupo Ambadomie (Que Dios espere) de Ahorros por el Cambio en Indell.

Al inicio, sinceramente, todas las mujeres nos preocupamos por la contribución semanal, hasta que recibimos formación por Housseyni Pamateck y Moussa Tembine quienes nunca se cansaron de instruirnos sobre las contribuciones, préstamos, reembolsos, y hoy, reparto del fondo.

Realmente, es una iniciativa bienvenida: todas las mujeres están felices y podría pasar horas hablando de la importancia de este programa. Le doy las gracias a la Fundación Tandana y a todos los que la apoyan. AMBA WAGUE TARA (Que Dios nos de un año mas).

 

Fatouma Pamateck;

Fatouma Pamateck

Je m’appelle Fatouma Pamateck, membre de groupe EPC Amba Dioma (Que Dieu remplie) comme son nom indique notre caisse est remplit. Nous ne finissons pas de remercier la Fondation Tandana pour nous avoir formé comment gérer et épargner pour mieux collaborer ensemble et échanger nos idées de groupe. Aujourd’hui c’est une grande fête qui est déjà commencé après l’ouverture de notre caisse et nous souhaitons commencer pour l’année 2017 dès la semaine prochaine.

My name is Fatouma Pamateck. I am a member of the Amba Dioma (May God Fill Us) Savings for Change group which, as its name indicates, has a full savings fund. We are enduringly grateful to The Tandana Foundation for having trained us on how to build up savings and manage them, and how to better collaborate and share ideas in our group. Today is the continuation of a celebration that started when we opened our savings fund. We want to begin activities for the year 2017 as soon as next week.

Mi nombre es Fatouma Patameck; soy miembro del grupo de Amba Dioma (Que Dios nos Llene) de Ahorros por el Cambio que, como su propio nombre indica, tiene fondos de ahorros. Estamos eternamente agradecidos a la Fundación Tandana por habernos formado en cómo aumentar nuestros ahorros y en cómo gestionarlos, y en la manera de colaborar mejor y compartir nuestras ideas en el grupo. Hoy es la continuación de la celebración que empezó cuando abrimos nuestro fondo de ahorros. Queremos comenzar con las actividades del año 2017 tan pronto como la próxima semana.

Fatouma Ouologuem (sur la gauche) (on the left) (a la izquierda)

Fatouma Ouologuem

Nous somme fier d’être femme avec toute les activités que nous faisons dans nos foyers et notre village.

Lorsque j’étais jeune je suis allée à Bamako pour travailler, un jour ma patronne me disais qu’elle va au Tontine, je l’ai répondu qu’est-ce que c’est la Tontine? Elle m’a expliqué que c’est un regroupement des femmes pour cotiser une somme et partager des idées entre elles.

A mon retour au village, j’ai expliqué aux femmes mais personne ne m’a compris et m’a donné comme une bonne réponse.

Aujourd’hui voilà ce que je rêvais et envisagais est arrivé dans mon village grâce à la Fondation Tandana. Merci beaucoup et à la prochaine.

We are proud to be women, with all the activities that we carry out in our homes and in our village.

When I was young I went to Bamako to work; one day my boss said she was going to the Tontine. What is the Tontine? I asked. She explained to me that it is a group of women who contribute a given sum and share ideas among themselves.

Upon my return to the village, I explained this to the women but nobody understood me or gave me a good answer.

Today, what I was dreaming of, and envisioning, has happened in my village with the help of The Tandana Foundation. Thank you very much, until we meet again.

Estamos orgullosas de ser mujeres, por todas las actividades que llevamos acabo en nuestras casas y en nuestra comunidad.

Cuando era joven fui a trabajar a Bamako; un día mi jefa dijo que se iba a la Tontine. ¿Qué es la Tontine?, pregunté. Me explicó que era un grupo de mujeres que contribuían una suma fija y compartían ideas entre ellas.

Al volver a mi comunidad, se lo expliqué a las mujeres pero nadie me entendió o me dió una buena respuesta.

Hoy, lo que estaba soñando ha ocurrido en mi comunidad con la ayuda de la Fundación Tandana. Muchas gracias, hasta que nos volvamos a ver otra vez.

Founding Director Explains Tandana’s Personal Orientation

In November 2016, The Tandana Foundation held a dinner celebrating its 10th anniversary. Anna Taft, Tandana’s Founding Director, spoke at the dinner. Below is the text of her speech.

By Anna Taft

When we look at others who are different from us, especially those who live in the so-called “Third World,” people with different languages, customs, and dress than ours, we tend to see categories and numbers, instead of people. We tend to see needs and problems, and to fit those needs into a systemic understanding of the world. We describe poverty through mortality rates and caloric intake and life expectancy. From this systemic viewpoint, all changes appear as processes, some inexorable, others requiring technical intervention. Taking this distant point of view gives us an illusion of being able to understand and control the world we live in, an illusion of being far-enough from our fellow human beings that we don’t have to respond to the simple moral demands of encountering another person face to face. But this illusion obscures the humanity of the people we seek to help, and our own humanity as well.

Tandana is built on a different perspective, a first-person orientation toward other people in relationship.  You and I.  Each person we meet is a fellow human being who could become a friend. And that stance, oriented toward another human being in relationship, gives to us and to our friends full human agency, the chance to act in meaningful ways and to participate in live encounters between different people. It allows us to see opportunities for collaborating to make dreams come true, rather than problems that require technical intervention.

This orientation leads us to simple human values that are surprisingly rare in practice. Like respect. It’s an obvious and ubiquitous value, but so often not exercised. At Tandana, we try to keep it at the forefront of our minds, by honoring the ability of the communities we work with to define their own priorities, to envision ways to reach their goals, and to act together to make positive change. As Housseyni Pamateck, our Local Supervisor in Mali said, “The beneficiaries propose the activities they can’t do all on their own, and the foundation completes what is still needed, and they work together. That is what has really encouraged me. It’s rare to find an NGO that works like that.”  It’s so rare, in fact, that Samba Tembiné, an elder from Kansongho, at first couldn’t imagine that Tandana would actually show respect. He explained, “At first, I was against it, but after the first group visited, I understood that these foreigners are different from the others, because everything they have done has been with our agreement, and they have asked us about everything with the greatest respect.” Other NGOs claim to embrace a bottom-up approach, but they have already defined their projects and their strategies, sometimes for an entire nation, or even a continent, before talking with local people. We respect the ability of community members to initiate their own projects.

Of course, we make mistakes too.  Some of you remember when we were in Kansongho, Mali, working together to create a fruit orchard. The villagers had asked for funds for a chain-link fence to protect the trees from livestock.  But I thought that a stone wall would fit in better with the aesthetic of the village and valorize a traditional technology, so I suggested building a wall instead. The villagers agreed. They broke enormous sandstone boulders from the bedrock and rolled them into place. Our volunteers carried smaller stones to stack on top. In a few days, we completed the wall and planted the seedlings inside. It wasn’t long, though, before goats started climbing over the wall to feed on the succulent saplings, and during the next rainy season, high winds blew over a part of the wall. We can always keep learning and doing better.

We also respect the various cultures that our community partners identify as their own. In Quichinche, Ecuador, a gift of food is an important sign of friendship, representing the hard work that went into cultivating the crops. Good manners call for eating it with gusto and taking any leftovers home with you. We have heard of other medical volunteer groups who have refused to eat food offered by the community, caring little about the offense they were causing. But we always teach our volunteers to accept it with a smile and take any extra with us, which builds confidence. When our volunteer groups traveled to Mali, their visit provided an occasion for villagers to showcase dances, music, ceremonial objects, and other traditions that are being forgotten, renewing enthusiasm for these aspects of local culture. This appreciation for the cultures of the communities brings greater confidence and a greater willingness to invest in collaboration.  As Moussa Tembiné, our Mali Program Manager explains, “for the Tandana Foundation, there is no superiority. The volunteers agree to fit in to the community’s culture. That is what gives confidence to the people.”

This attitude of respect translates quickly into a spirit of sharing. As Fabian Pinsag tells us, “It’s learning how to really share between different cultures. We understand each other. We communicate.” The learning goes both ways. I remember once I was with a group of volunteers in Kori-Maoundé, Mali, and some of the elders were giving us a tour of the village. They pointed out a “worry stone,” where, if you have many worries, you can sit, cover your face with your hands, and confess your troubles to the ancestors to find relief.  The volunteers asked if they could each take a turn sitting on the stone. The elders broke out into laughter, incredulous that Americans, who had so much money, could have worries too. It was an interaction that gave each participant insight into the worldview of the other.

Another simple value that emerges when we enter into human relationship is responsibility.  In a basic sense, it’s a matter of responding to one another, and being ready to follow through on what we agree to do. And, again, it is remarkable how rarely it is practiced.  When the village of Sal-Dimi planned to build a grain bank, their first project in collaboration with Tandana, they agreed to break the stones out of the bedrock to construct the storehouse. But they did not begin this arduous work until the first shipment of millet had arrived. They had been given false promises so many times, that they didn’t believe the grain bank would actually become a reality. Once they saw the grain, they got to work immediately and finished the building in record time. Marcela Muenala is the mother of an eight-year-old boy in Ecuador, who needed surgery for a condition he was born with. With Tandana’s help, he went through the long process to get surgery through the public health system, and it was a success. Afterwards, Marcela said, “Tandana is the only serious foundation that helps the people in the communities, without lying to us.  Others say they are going to help, to take us to good hospitals, and then they never return.” We strive to be true to our word.

We also strive to be responsible in following up on the projects we support and continuing to accompany our friends as they learn how to manage them sustainably. When necessary, we provide training, and we keep visiting to check in and see how it’s going. In Mali, we have supported 14 villages in forming an environmental association. Before they began this project, people in some of the villages wouldn’t talk to people from neighboring villages because of old conflicts. But they came together to protect the remaining trees in their area, and now representatives of all 14 villages sit down together, share their ideas, and discuss how best to protect their environment. Our staff taught them how to hold constructive meetings, and now they can run the meetings on their own. Other NGOS often work differently. Sometimes in a drive to foster independence, they have policies about staying only very briefly in one area. But in their haste they fail to support the communities in truly taking ownership over the project. As Moussa says, “The Tandana Foundation is not seen as an NGO. NGOs come. If it is to build a well, they make the well and they go away. If it’s a grain bank or a mill, they give it and they go away. Two or three years later, the project is no longer working.” Tandana stays in relationship with the community, ensuring that local leaders are equipped to manage the project. In Ecuador, we have helped several communities with major building projects, like a new community center and a new school building. Our budget doesn’t allow us to take on a big project like that all at once, but we explain that we can help in small phases, little by little. Both we and the communities have stayed focused and completed the projects, step by step. Luis Chicaiza, a teacher in Cutambi, Ecuador, pointed out, “Your philosophy is to complete a project, not leave it incomplete. I think that is the advantage that you have over other organizations.”

The building process highlights another aspect of responsibility.  Like respect and sharing, it goes both ways. In addition to following through on our commitments, we expect our partner communities to be responsible. The community must contribute to each project and follow through on one phase before we will begin supporting them in another. Many of the community leaders we work with take pride in doing their part. Fabian Pinsag, president of Muenala, explains, “It’s one thing to ask for help and another to provide follow up and show the responsibility of the community.” They also show creativity and resourcefulness in finding different ways to achieve their goals. Tandana is a friend, complementing what the community has, while community members take the lead in driving the project.

This attitude of friendship not only makes life more meaningful by giving us a human setting in which to act, it also leads to successful work. Guided by these simple values, Tandana has collaborated with 26 communities in Ecuador and 35 villages in Mali. These partnerships have enabled the creation of gardens, grain banks, computer labs, cotton banks, playgrounds, sports fields, school buildings, Savings for Change groups, a community center, a well, an indigo bank, a tree nursery, an environmental association, a communal kitchen, and a library, as well as many improvements to existing infrastructure. Each of these projects has been designed and realized in relationship. Each fits its specific context and has an appropriate strategy for sustainability. And each makes life better in its small way. Ten years later, the first projects we supported are still going strong.

More than 5,200 people have worked toward better health by consulting Tandana’s health care providers and dentists. More than 1,100 women in Mali have learned literacy and numeracy skills through our Tommo So literacy program. More than 150 students in Ecuador have participated in our scholarship program, moving towards their dreams of making a difference in their society. Dozens of villagers in Mali have learned carpentry, stove-making, indigo-dyeing, soap-making, and horticulture through workshops organized in collaboration with Tandana. Hundreds of students in Ecuador have learned English, math, art, theatre, science, and other subjects with the help of summer school programs and additional teachers that we have provided. All of these people have found ways to enrich their lives by entering into relationships with Tandana.

And the impact is even broader than that.  The spirit of sharing that Tandana embodies inspires volunteers and community members to live differently and to do their own work of friendship and collaboration. Volunteers have returned from Tandana programs, inspired to support refugees in their own communities; work in the field of women’s health; reduce their job to half-time so they can spend half the day volunteering in an after-school program; be teachers, camp-counselors, or doctors; raise money to support more projects in the communities they got to know during their time with Tandana; care for their local environment; and lead those around them in joining hands with others. Members of the communities we partner with in Ecuador and Mali have also been inspired to undertake new initiatives and pursue their dreams. After realizing that Tandana volunteers enjoyed learning how to cook her favorite local dessert, Claudia Fuerez dreamed of founding a family tourism business based on sharing her culture through cooking and other activities. The business is now thriving, offering cooking classes, meals, music, and other experiences to foreign visitors. Encouraged by the Savings for Change program, women in Mali have begun businesses in cloth-making, market gardening, and commerce of seeds. Segundo Moreta, who has hosted many Tandana volunteers in his home, has published his story, “Juanita, the Colorful Butterfly,” to share aspects of his culture with others. Thank you for making this work possible. It is because of each of your contributions that Tandana can bring people together as friends and let so many good things emerge from the encounter.

I invite you to continue the journey with us as we enter our second decade. Our friends in Mali and Ecuador have many more exciting dreams for their communities. In fact, the current economic situations in both countries are squeezing other sources of assistance and leading them to make more and more requests for support from Tandana. You can help us follow through as responsible partners in the relationships we have built. And you can help us show respect to people who have too often been ignored in the design of solutions to their supposed problems.

I invite you, also, to carry Tandana’s spirit of respect, responsibility, and sharing with you everywhere you go. We need it now, more than ever, in our nation, in our world, and in the many communities where each of us interacts with others. Let us go out, facing each person as a fellow human being who could become a friend.

 

En noviembre de 2016, La Fundación Tandana celebró una cena festejando su décimo aniversario. Anna Taft, directora fundadora de Tandana habló en la cena. Debajo está el texto de su discurso.

Por Anna Taft.

Cuando miramos a otros que son diferentes a nosotros, especialmente a aquellos que viven en el llamado “Tercer Mundo”, gente con idiomas, tradiciones y vestimentas distintas a las nuestras, tendemos a ver categorías y números, no personas. Tendemos a ver necesidades y problemas, y a encajar esas necesidades en un conocimiento sistémico del mundo. Describimos la pobreza mediante tasas de mortalidad e ingesta calórica y esperanza de vida. Desde este punto de vista sistémico, todos los cambios aparecen como procesos, algunos inexorables, otros que requieren intervención técnica. El tomar este punto de vista tan distante nos proporciona la falsa idea de entender y controlar el mundo en el que vivimos, una ilusión de estar lo suficientemente lejos de nuestros congéneres que no tenemos que responder a las simples demandas morales de encontrarse a otro humano cara a cara. Pero esta ilusión oculta a la humanidad las personas que piden ayuda, así como nuestra propia humanidad.

Tandana está basada en una perspectiva diferente, una orientación en primera persona en relación con otra gente. Tú y yo. Cada persona que conocemos es otro ser humano que podría convertirse en un amigo. Y esta postura, orientada hacia la relación con otro ser humano, da a nosotros y a nuestros amigos una agencia humana completa, la oportunidad de actuar de forma significante y de participar en encuentros en persona entre gente diferente. Nos permite ver oportunidades de colaborar para hacer que los sueños se cumplan realidad, en vez de problemas que requieren de intervención técnica.

Esta orientación nos lleva a valores humanos simples que son sorprendentemente rara vez puestos en práctica. Como el respeto. Es un valor obvio y ubicuo, pero frecuentemente no profesado. En Tandana, tratamos de mantenerlo muy presente, honrando la habilidad de las comunidades con las que trabajamos para definir sus propias prioridades, para concebir maneras por las cuales lograr sus objetivos, y para actuar conjuntamente con el fin de realizar un cambio positivo. Como Housseyni Pamateck, nuestro Supervisor Local en Mali dijo, “ Los beneficiarios proponen las actividades que ellos no pieden hacer por si solos, y la fundación completa lo que todavía es necesario, y trabajan juntos. Eso es lo que me ha verdaderamente motivado. Es extraño encontrar una ONG que trabaje de así.” Es tan extraño, de hecho, que Samba Tembiné, el anciano de Kansongho que nos dió su bendición, no imaginaba al principio que Tandana pudiese mostrar realmente respeto. Él explicó, “Al principio, estaba en contra de ello, pero después de la visita del primer grupo, entendí que estos extranjeros son diferentes a los demás, porque todo lo que se ha hecho ha sido con nuestro acuerdo, nos han preguntado todo con el más grande respeto”. Otras ONGs dicen adoptar un enfoque de abajo a arriba, pero ya han definido sus proyectos y estrategias, algunas veces para una nación entera, o incluso un continente, antes de hablar con la gente local. Nosotros respetamos la habilidad de los miembros de la comunidad de iniciar sus propios proyectos.

Por supuesto, también cometemos errores. Algunos de vosotros recordareis cuando estábamos en Kansongho, Mali, trabajando juntos para crear un huerto de frutas. Los aldeanos habían pedido fondos para una valla de tela metálica para proteger los árboles del ganado. Pero yo pensé que un muro de piedra encajaría mejor con la estética del pueblo y valolizaría una tecnología tradicional, así que sugerí construir un muro en su lugar. Los aldeanos aceptaron. Rompieron pedruscos enormes de arenisca y los rodaron hasta el sitio. Nuestros voluntarios llevaron piedras más pequeñas para apilar encima. En unos pocos días, completamos la pared y plantamos las semillas dentro. Sin embargo, las cabras no tardaron mucho en escalar el muro para alimentarse de los suculentos arbolitos, y durante la estación de lluvia siguiente, los fuertes vientos se llevaron parte del muro. Siempre podemos continuar aprendiendo y haciéndolo mejor.

También respetamos las varias culturas que nuestras compañeros de comunidad identifican como la suya. En Quichinche, Ecuador, un regalo de comida es un importante signo de amistad, representando el duro trabajo realizado cultivando las cosechas. Los buenos modales son comerteló con gusto y llevar las sobras contigo a casa. Hemos oído de otros grupos de médicos voluntarios que han rechazado comer la comida ofrecida por los locales, sin importarles la ofensa que estaban perpetuando. Pero siempre enseñamos a nuestros voluntarios a aceptarla con una sonrisa y llevar con ellos cualquier extra, lo que crea confianza. Cuando nuestros grupos de voluntarios viajaron a Mali, su visita proporcionó una ocasión a los aldeanos para mostrar sus danzas, música, objetos ceremoniales, y otras tradiciones que están siendo olvidadas, renovando estos aspectos de la cultura local. Esta apreciación por las culturas de las comunidades trae una mayor confianza y mayor disposición para invertir en colaboración. Como Moussa Tembiné, nuestro Director del Programa Mali explica, “para la Fundación Tandana, no hay superioridad. Los voluntarios aceptan adaptarse a la cultura de la comunidad. Esto es lo que da confianza a la gente.”

Esta actitud de respeto se traduce rápidamente en un espíritu de compartir. Como nos cuenta Fabian Pinsag, “Es el aprender como compartir verdaderamente entre culturas. Nos entendemos unos a otros. Nos comunicamos.” El aprendizaje va en los dos sentidos. Me acuerdo que una vez estaba con un grupo de voluntarios en Kori-Maoundé, Mali, y algunos de los ancianos nos estaban dando un tour por la aldea. Nos señalaron una “piedra de preocupación”, donde, si tienes muchas preocupaciones, puedes sentarte, cubrir tu cara con tus manos, y confesar tus problemas a los ancestros para encontrar alivio. Los voluntarios preguntaron si podían hacer turnos para sentarse en la piedra. Los ancianos rompieron a reír, incrédulos que los americanos, quienes tenían tanto dinero, pudieses tener preocupaciones también. Fue una interacción que permitió a cada participante entender la visión mundial del otro.

Otro valor simple que emerge cuando entramos en una relación humana es la responsabilidad. En el sentido básico, es un asunto de responder el uno al otro, y de estar preparado a seguir hasta el final con lo que se ha acordado hacer. Y, otra vez, es remarcable lo poco que se pone en práctica. Cuando el pueblo de Sal-Dimi planeó construir un gran banco, su primer proyecto en colaboración con Tandana, acordaron sacar las piedras del lecho de roca y construir el almacén. Pero no empezaron con este arduo trabajo hasta que el primer envío de mijo había llegado. Les habían dado falsas promesas tantas veces, que no creían que el banco de cereal se convertiría en una realidad. Una vez que vieron el grano, se pusieron a trabajar inmediatamente y finalizaron en un tiempo récord. Marcela Muenala es la madre de un chico de ocho años en Ecuador, que necesitaba una cirugía por una condición con la que había nacido. Con la ayuda de Tandana, pasó por este largo proceso de obtener la cirugía por el sistema público, y fue un éxito. Más tarde, Marcela dijo, “Tandana es la única fundación seria que ayuda a la gente en las comunidades, sin mentirnos. Otros dicen que van a ayudar, a llevarnos a buenos hospitales, y después nunca vuelven.” Nos esforzamos por mantenernos fieles a nuestras palabras.

También nos esforzamos en ser responsables con el seguimiento de los proyectos que apoyamos y en continuar acompañando a nuestros amigos mientras aprenden como gestionarlos de manera sostenible. Cuando es necesario, proporcionamos formación, y seguimos visitando para revisar y ver como está yendo. En Mali, hemos apoyado 14 pueblos para formar una asociación medioambiental. Antes de que empezaran este proyecto, gente de algunas de las aldeas no hablaban con gente de las aldeas vecinas por culpa de antiguos conflictos. Pero todos se juntaron para proteger los árboles restantes en el área, y ahora representantes de las 14 aldeas se sientan juntos, comparten sus ideas, y debaten sobre la mejor manera de proteger su entorno. Nuestro equipo les enseñó como llevar a cabo reuniones constructivas, y ahora pueden llevar las reuniones por si mismos. Otras ONGs suelen funcionar diferentemente. Algunas veces, con el deseo de promover la independencia, tienen políticas de solo quedarse muy brevemente en un área. Pero esta prisa hace que fallen en apoyar las comunidades en tomar verdaderamente el mando sobre el proyecto. Como dice Moussa, “La Fundación Tandana no es percibida como una ONG. Las ONGs vienen. Si es para construir un pozo, hacen el pozo y se marchan. Si es un banco de cereales o un molino, lo proporcionan y se marchan. Dos o tres años más tarde, el proyecto ya no sigue funcionando”. Tandana se mantiene en contacto con la comunidad, asegurándose de que los líderes locales estén equipados a gestionar el proyecto. En Ecuador, hemos ayudado varias comunidades con proyectos de construcción grandes, como un nuevo centro de la comunidad y un nuevo edificio para la escuela. Nuestro presupuesto no nos permite embarcarnos en un gran proyecto como uno de estos todo de una vez, pero explicamos que podemos ayudar en fases más pequeñas, poco a poco. Tanto nosotros como las comunidades hemos mantenido la atención y hemos completado los proyectos, paso a paso. Luis Chicaiza, un profesor en Cutambi, señaló, “Vuestra filosofía es completar un proyecto, no dejarlo incompleto. Creo que es una gran ventaja que tenéis comparado con otras organizaciones.”

El proceso de construcción destaca otro aspecto de la responsabilidad. Como el respeto y el compartir, es algo que ocurre en ambas direcciones. En adición a cumplir nuestros compromisos, esperamos que nuestras comunidades asociadas sean responsables. La comunidad debe contribuir a cada proyecto y completar cada fase antes de que les apoyemos en otra. Muchos de los líderes de las comunidades con los que trabajamos se enorgullecen de hacer su parte. Fabian Pinsag, presidente de Muenala, explica, “Una cosa es pedir ayuda y otra proporcionar seguimiento y mostrar la responsabilidad de la comunidad.” También muestran creatividad y recursos en encontrar diferentes maneras de lograr sus objetivos. Tandana es un amigo, complementando lo que la comunidad tiene, mientras los miembros de ella toman el mando en el desarrollo del proceso.

Esta actitud de amistad no solo hace la vida más significante al darnos un entorno humano en el que actuar, también lleva a un trabajo exitoso. Guiados por estos simples valores, Tandana a colaborado con 26 comunidades en Ecuador y 35 aldeas en Mali. Estas colaboraciones han permitido la creación de jardines, bancos de cereales, laboratorios de informática, bancos de algodón, patios de recreo, campos de deporte, escuelas, grupos de Ahorros por el Cambio, un centro de la comunidad, un pozo, un banco de índigo, un vivero, una asociación medio-ambiental, una cocina comunal, y una biblioteca, así como muchas mejoras de la infraestructura existente. Cada uno de estos proyectos ha sido diseñado y realizado en relación. Cada uno se ajusta a su contexto específico y tiene una estrategia apropiada para la sostenibilidad. Y cada uno hace la vida mejor en su pequeña manera. Diez años más tarde, los primeros proyectos que apoyamos siguen vigentes y funcionando correctamente.

Más de 5200 personas han trabajado por una salud mejor, mediante la consulta a los proveedores de atención médica y dentistas de Tandana. Más de 1100 mujeres en Mali se han alfabetizado y han aprendido a hacer cuentas a través de nuestro programa de alfabetización Tommo So. Más de 150 estudiantes en Ecuador han participado en nuestro programa de becas, avanzando hacia sus sueños de marcar la diferencia en sus sociedad. Docenas de aldeanos en Mali han aprendido carpintería, fabricación de estufas, tinte de índigo, a hacer jabón, y horticultura mediante talleres organizados en colaboración con Tandana. Centenas de estudiantes en Ecuador han aprendido Inglés, matemáticas, arte, teatro, ciencia, y otras asignaturas con la ayuda de los programas de la escuela de verano y profesores adicionales que hemos proporcionado. Toda esta gente han encontrado maneras de enriquecer sus vida entrando en contacto con Tandana.

Y el impacto es más extenso que eso. El espíritu de compartir que Tandana encarna inspira a voluntarios y miembros de la comunidad a vivir diferente y a hacer su propio trabajo de amistad y colaboración. Los voluntarios han regresado de los programas de Tandana, inspirados a apoyar a los refugiados en sus propias comunidades; a trabajar en el campo de la salud femenina; a reducir su trabajo a media jornada para poder pasar la mitad del día como voluntarios en programas de actividades extraescolares; a ser profesores, consejeros en campamentos, o doctores; a recaudar fondos para financiar más proyectos en las comunidades que conocieron mientras estuvieron con Tandana, a cuidar de su medioambiente; y a guiar a su entorno a darse la mano mutuamente. Miembros de las comunidades con las que trabajamos en Ecuador y Mali también han sido inspirados a llevar a cabo nuevas iniciativas y a perseguir sus sueños. Después de darse cuenta de que los voluntarios de Tandana disfrutaban aprendiendo como cocinar sus postres locales favoritos, Claudia Fuerez soñó con fundar un negocio de vacaciones familiares basado en compartir su cultura a través de la cocina y otras actividades. El negocio está prosperando, ofreciendo clases de cocina, comidas, música y otras experiencias a visitantes extranjeros. Animados por el programa Ahorros por el Cambio, mujeres en Mali han empezado sus negocios en confección, huertas, y comercio de semillas. Segundo Moreta, quien ha acogido a muchos voluntarios de Tandana en su casa, ha publicado su historia, “Juanita, la Mariposa Colorida,” para compartir aspectos de su cultura con otros. Gracias por hacer este trabajo posible. Es debido a cada una de vuestras contribuciones que Tandana puede unir a gente como amigos y dejar que tantas cosas buenas emerjan de este encuentro.

Le invito a continuar este viaje con nosotros ahora que entramos en nuestra segunda década. Nuestros amigos en Mali y Ecuador tienen muchos sueños apasionantes más para sus comunidades. De hecho, nuestra situación económica actual en ambos países esta sacando otras maneras de asistencia y guiándolas a hacer más y más peticiones de apoyo de Tandana. Nos puedes ayudar a continuar como socios responsables en las relaciones que hemos formado. Y nos puedes ayudar a mostrar respeto por la gente que han sido demasiado frecuentemente ignorada en el diseño de soluciones para sus supuestos problemas.

Le invito, también, a llevar consigo el espíritu de Tandana de respeto, responsabilidad y de compartir allá donde vayas. Lo necesitamos ahora, más que nunca, en nuestra nación, en nuestro mundo, y en las múltiples comunidades en las que cada uno de nosotros interactúa con otros. Déjenos salir fuera, abordar cada persona como un compatriota humano más que podría convertirse en un amigo.

 

En novembre 2016, la fondation Tandana a organisé un diner célébrant son 10ème anniversaire. Anna Taft, directrice de la Fondation Tandana a parlé au dîner. Voici le texte de son discours.

Par  Anna Taft.

Lorsque nous regardons ceux qui sont différents de nous, surtout ceux qui vivent dans le soi-disant « tiers monde », des gens qui ont une langue, des coutumes et des vêtements différents aux nôtres, nous avons tendance à voir des catégories et des chiffres, plutôt que des personnes.  Nous avons tendance à voir des besoins et des problèmes, et à adapter ces besoins vers une compréhension systémique du monde. Nous décrivons la pauvreté par le biais de taux de mortalité, d’apport calorique et d’espérance de vie.  De ce point de vue systémique, tout changement apparaît comme un processus, parfois inexorable, ou nécessitant une intervention technique.  Prendre ce point de vue distant nous donne l’illusion d’être en mesure de comprendre et de maîtriser le monde où nous vivons, l´illusion d’être assez éloignés de nos semblables pour ne pas avoir à répondre aux exigences morales ordinaires lorsque nous rencontrons une autre personne face à face.  Mais cette illusion obscurcit l’humanité des gens que nous cherchons à aider, ainsi que notre propre humanité.

Tandana repose sur une perspective différente, une orientation en première personne vers d’autres personnes.  Vous et moi. Chaque personne que nous rencontrons est un être humain qui pourrait devenir un ami.  Et cette attitude, orientée vers un autre être humain, nous donne et donne à nos amis l´essence humaine à part entière, la possibilité d’agir de manière significative et de participer à des rencontres directes entre différentes personnes.  Il nous permet de voir les possibilités de collaboration pour exaucer les rêves, plutôt que des problèmes nécessitant une intervention technique.

Cette orientation nous a conduits à des valeurs humaines ordinaires qui sont étonnamment rares dans la pratique. Comme le respect.  C’est là une valeur évidente et omniprésente, mais tellement souvent peu exercée.  À Tandana, nous essayons de le tenir à l’avant-garde de notre esprit, en rendant hommage à la capacité des communautés avec lesquelles nous travaillons, afin de définir leurs propres priorités, d´envisager les moyens d’atteindre leurs objectifs et d´agir ensemble pour apporter des changements positifs.  Comme Housseyni Pamateck, notre superviseur local au Mali l’a dit, « les bénéficiaires proposent les activités qu’ils ne peuvent accomplir tout seuls, la Fondation achève ce qui manque, et ils travaillent tous ensemble. Ceci est ce qui m’a vraiment encouragé. Il est rare de trouver une ONG qui travaille de cette façon. »  En fait, c’est tellement rare, que Samba Tembiné, l’aîné de Kansongho qui a donné notre bénédiction, au début ne pouvait pas imaginer que Tandana ferait preuve de respect.  Il a expliqué, « Au début, j’étais contre elle, mais après la visite du premier groupe, j’ai compris que ces étrangers étaient différents des autres, parce qu’ils ont tout fait a été avec notre accord, et nous ont posé de nombreuses questions, en faisant preuve d’un énorme respect. » D´autres ONG prétendent adopter une approche ascendante, mais elles avaient déjà défini leurs projets et stratégies, parfois pour toute une nation, ou même un continent, avant de parler avec la population locale.  Nous respectons la capacité des membres de la communauté à lancer leurs propres projets. 

Bien sûr, nous aussi, nous commettons des erreurs.  Certains d’entre vous se souviennent lorsque nous étions à Kansongho (Mali), travaillant ensemble pour créer un verger.  Les villageois avaient demandé des fonds pour une clôture, afin de protéger les arbres du bétail.  Mais j’ai pensé qu’un mur de pierre s’intégrerait mieux dans l’esthétique du village et valoriserait une technologie traditionnelle, et j’ai donc proposé de construire plutôt un mur.  Les villageois ont consenti. Ils ont brisé d´énormes blocs de grès dans le substrat rocheux et les ont roulés en place.  Nos bénévoles ont transporté de plus petites pierres pour les empiler par dessus.  En quelques jours, nous avons terminé le mur et planté les germes à l’intérieur.  Peu de temps après, cependant, les chèvres ont commencé à grimper sur le mur pour manger les arbrisseaux succulents, et au cours de la saison des pluies suivante, des vents violents ont fait tomber une partie du mur.  Nous pouvons toujours continuer notre apprentissage et faire mieux.

Nous respectons également les différentes cultures que nos partenaires communautaires identifient étant les leurs.  À Quichinche, en Équateur, un don de nourriture est un signe important d’amitié, car il représente le travail ardu fourni pour cultiver les récoltes.  Les bonnes manières exigent que l´on mange avec enthousiasme et qu´on emporte des restes chez soi.  Nous avons entendu parler d’autres groupes de bénévoles médicaux qui ont refusé de manger la nourriture offerte par la communauté, insouciants de l´insulte qu´ils causaient.   Mais on enseigne toujours nos bénévoles à l’accepter avec un sourire et d´emporter les restes du repas avec eux, ce qui renforce la confiance.  Lorsque nos groupes de volontaires se sont rendus au Mali, leur visite a été une occasion pour les villageois de nous présenter leurs danses, musique, objets cérémoniaux et autres traditions qui risquent de tomber dans l’oubli, renouvelant l’enthousiasme pour ces aspects de la culture locale.  Cette appréciation des cultures des communautés apporte une plus grande confiance et une plus grande volonté d’investir dans la collaboration.  Comme Moussa Tembiné, notre gestionnaire de programme au Mali explique : « pour la Fondation de Tandana, il n´y a aucune supériorité. Les volontaires acceptent de s´adapter à la culture de la communauté.  C’est cela qui donne confiance aux gens. »

Cette attitude de respect se traduit rapidement par un esprit de partage.  Comme nous le dit Fabian Pinsag, « c’est apprendre à vraiment partager entre différentes cultures.  Nous nous comprenons les uns les autres. Nous communiquons. » L’apprentissage va dans les deux sens. Je me souviens lorsque j’étais avec un groupe de bénévoles á Kori-Maoundé (Mali), et quelques uns des anciens nous avait fait visiter le village. Ils nous ont montré une « pierre á soucis », sur laquelle, si vous avez beaucoup de soucis, vous pouvez vous asseoir, couvrir votre visage avec vos mains et raconter vos ennuis aux ancêtres afin de trouver un soulagement.  Les bénévoles ont demandé si chacun d´entre eux pouvait á leur tour s´asseoir sur la pierre.  Les anciens ont éclaté de rire, incrédules que des américains, qui avaient tellement d’argent, pouvaient avoir aussi des soucis.   Ce fut une interaction qui donna à chaque participant un aperçu de la vision du monde de l’autre. 

Une autre valeur ordinaire, qui se dégage quand nous entrons dans la relation humaine, est celle de la responsabilité.  Dans un sens, c’est une question de réagir l´un à l’autre et d’être prêts à donner suite à ce dont nous avons convenu faire.  Et, encore une fois, il est remarquable combien il est rare qu´elle soit pratiquée.  Quand le village de Sal-Dimi a planifié construire une banque de céréales, leur premier projet en collaboration avec Tandana, ils se sont mis d´accord pour briser les roches dans le substrat rocheux pour construire l’entrepôt.  Mais ils n’ont commencé ce travail ardu que lorsque le premier chargement de millet fut arrivé.  On leur avait fait des fausses promesses, tant de fois, qu’ils ne croyaient pas que la banque de céréales deviendrait en fait une réalité.  Une fois qu’ils ont vu le grain, ils se sont mis immédiatement á la tâche et ont terminé la construction en un temps record.  Marcela Muenala est la mère d’un garçon de huit ans en Équateur, qui est né avec un problème médical, et qui avait besoin d´une intervention chirurgicale.  Avec l’aide de Tandana, il est passé par le long processus visant à obtenir la chirurgie au moyen du système de santé publique, et ce fut un tout un succès.  Par la suite, Marcela a dit : « Tandana est la seule Fondation solide qui aide les gens dans les communautés, sans nous mentir ».  D’autres disent qu’ils vont aider, qu’ils vont nous emmener nous dans un bon hôpital, et finalement ne reviennent jamais. »  Nous nous efforçons de tenir parole.

Nous nous efforçons également d’être responsables du suivi des projets que nous soutenons et de continuer à accompagner nos amis au fur et à mesure qu’ils  apprennent à les gérer de façon durable.  Lorsque cela est nécessaire, nous offrons une formation, et nous continuons de nos visites pour les consulter et voir comment ça va.  Au Mali, nous avons soutenu 14 villages pour constituer une association environnementale.  Avant de commencer ce projet, les gens dans quelques uns de ces villages ne parlaient pas aux gens des villages voisins, à cause de vieux conflits.  Mais ils se sont réunis pour protéger les arbres restants dans leur région, et maintenant les représentants des 14 villages s’assoient ensemble, partagent leurs idées et discutent de la meilleure façon de protéger leur environnement.  Notre personnel leur a appris à tenir des réunions constructives, et maintenant ils peuvent mener les réunions eux-mêmes.  D´autres ONG travaillent souvent différemment.  Parfois, dans un effort pour favoriser l’indépendance, leurs politiques ne leurs permettent de séjourner que brièvement dans le pays.  Mais dans leur hâte, ils ne parviennent pas à soutenir les communautés pour leur permettre de vraiment reprendre leur projet en main.  Comme le dit Moussa, « la Fondation de Tandana n’est pas perçue comme une ONG. Les ONG arrivent. S´il s´agît de construire un puits, ils le construisent puis ils repartent. S´il s´agît de d´une banque de céréales ou d´un moulin, ils le donnent puis ils repartent Deux ou trois ans plus tard, le projet ne fonctionne plus. » Tandana reste en relation avec la Communauté, en veillant à ce que les dirigeants locaux soient équipés pour gérer le projet. En Equateur, nous avons aidé plusieurs communautés, lors de projets de construction majeurs, tels un nouveau centre communautaire et un nouveau bâtiment scolaire.  Notre budget ne nous permet pas d´entreprendre d’aussi grand projet en une seule fois, mais nous expliquons que nous pouvons aider par étapes, petit à petit.  Les communautés et nous-mêmes restons concentrés et menons à bien les projets, étape par étape. Luis Chicaiza, un enseignant en Cutambi, a fait observer, « votre philosophie est de réaliser un projet, et non de le laisser inachevé. Je pense que c’est là l’avantage que vous avez sur les autres organismes. »

Le processus de construction met en évidence un autre aspect de la responsabilité.  Comme le respect et le partage, elle va dans les deux sens.  En plus de donner suite à nos engagements, nous attendons que nos collectivités partenaires soient responsables.  La communauté doit participer à chaque projet et donner suite à une phase avant que nous ne commencions à les soutenir dans la suivante.  Beaucoup des dirigeants communautaires avec qui nous travaillons sont fiers de faire leur part.  Fabian Pinsag, Président de Muenala, explique : « C’est une chose que de demander de l’aide et une autre que de fournir un suivi et montrer la responsabilité de la communauté. »  Ils font preuve également de créativité et d’ingéniosité à trouver différentes façons d’atteindre leurs objectifs.  Tandana est un ami, en complément de ce que la communauté possède, tandis que les membres de la communauté prennent l’initiative de la conduite du projet. 

Cette attitude d’amitié non seulement donne plus de sens à la vie, en nous donnant un cadre humain dans lequel agir, mais elle nous mène aussi à un travail réussi.   Guidé par ces valeurs ordinaires, Tandana a collaboré avec 26 communautés en Equateur et 35 villages au Mali.  Ces partenariats ont favorisé la création de jardins, banques céréalières, laboratoires informatiques, banques de coton, terrains de jeux, terrains de sport, bâtiments scolaires, groupes d’épargne pour le changement, un centre communautaire, un puits, une banque indigo, une pépinière, une association environnementale, une cuisine communautaire et une bibliothèque, ainsi que de nombreuses améliorations à l’infrastructure existante.  Chaque projet a été conçu et réalisé en collaboration.  Chacun adapte son contexte spécifique et compte sur une stratégie appropriée pour le développement durable.  Et chacun rend la vie meilleure dans la mesure de son possible.  Dix ans plus tard, les premiers projets que nous avons soutenus sont toujours solides.

Plus de 5 200 personnes ont travaillé dans le but d’une meilleure santé, en consultant les dentistes et les professionnels de la santé de Tandana. Plus de 1 100 femmes au Mali ont acquis des compétences en écriture, en lecture et en calcul par le biais de notre programme d’alphabétisation Tommo So.  Plus de 150 étudiants en Équateur ont participé à notre programme de bourses, qui les ont aidés à concrétiser leurs rêves de faire une différence dans leur société. Des dizaines de villageois au Mali ont appris la menuiserie, la fabrication de poêles, la teinture à l’indigo, la fabrication de savon et l’horticulture grâce à des ateliers organisés en collaboration avec Tandana.  Des centaines d’étudiants en Équateur ont appris l´anglais, les mathématiques, l´art, le théâtre, les sciences et bien d´autres sujets à l’aide des programmes de cours d’été et des enseignants additionnels que nous avons fourni.  Tous ces gens ont trouvé des moyens d’enrichir leur vie en nouant des relations avec Tandana.

Et l’impact est encore plus étendu que cela.  L’esprit de partage qu´incarne Tandana inspire les bénévoles et membres de la communauté à vivre différemment et à faire, de leur côté, leur propre travail d’amitié et de collaboration.  Les bénévoles sont rentrés des programmes Tandana, inspirés pour aider les réfugiés dans leur propres communautés : travailler dans le domaine de la santé des femmes, travailler à mi-temps afin de pouvoir passer la moitié du jour à faire du bénévolat dans un programme parascolaire; devenir enseignants, conseillers dans un camp de vacances, ou médecins; recueillir des fonds pour soutenir davantage de projets dans les communautés qu’ils ont appris à connaître au cours de leur séjour avec Tandana; prendre soin de leur environnement local; et entraîner ceux qui les entourent à joindre leurs mains avec les autres.  Certains des membres des communautés avec qui nous avons un partenariat en Équateur et au Mali ont aussi été inspirés à entreprendre de nouvelles initiatives et de réaliser leurs rêves.  Quand Claudia Fuerez s´est rendu compte que les bénévoles de Tandana aimaient apprendre à cuisiner son dessert local favori, elle rêvait de fonder une entreprise de tourisme familial, basée sur le partage de sa culture à travers sa cuisine et autres activités.  L’entreprise est maintenant en plein essor. Elle offre des cours de cuisine, des repas, de la musique et d´autres expériences aux visiteurs étrangers.  Encouragées par le Programme d´épargne pour le changement au Mali, les femmes ont lancé des entreprises de fabrication de tissus, de maraîchage et de commerce des graines.  Segundo Moreta, qui a accueilli de nombreux volontaires de Tandana chez lui, a publié son récit, « Juanita, le papillon coloré, » afin de partager des aspects de sa culture avec d’autres. 

Merci d’avoir rendu ce travail possible.  C’est à cause de chacune de vos contributions que Tandana permet aux gens de se rencontrer, en tant qu’amis et  faire émerger tant de bonnes choses de la rencontre.

Je vous invite à vous joindre au voyage, alors que nous amorçons notre deuxième décennie.  Nos amis au Mali et en Équateur ont bien d’autres rêves palpitants pour leurs communautés.  En fait, la situation économique actuelle dans les deux pays restreint les autres sources d’aide, ce qui les conduit à faire de plus en plus de demandes de soutien à Tandana.  Vous pouvez nous aider à donner suite à nos engagements, en tant que partenaires responsables dans les relations que nous avons bâties.  Et vous pouvez nous aider aussi à faire preuve de respect à l’égard de ces peuples qui trop souvent ont été ignorés lors de la conception de solutions à leurs prétendus problèmes. 

Je vous invite, en outre,  à perpétuer la vision de Tandana d’esprit de respect, de responsabilité et de partage partout où que vous alliez.  Nous en avons besoin aujourd´hui, plus que jamais, dans notre pays, dans notre monde et dans les nombreuses communautés où chacun d’entre nous interagit avec les autres.  Sortons, et regardons chaque personne que nous rencontrons comme un être humain qui pourrait devenir un ami. 

Indigo Bank Unites Women from Three Villages

the indigo bank management committee

The Indigo Bank Management Committee

Les Femmes de la communauté d’Ondougou, au Mali, teignent le tissu à l’indigo comme activité principale, activité réservée aux femmes d’une tradition particulière.  Elles cherchaient un accès plus facile aux matériaux utilisés dans le procédé de teinture, ainsi que la capacité d’acheter ceux-ci à crédit. Tandana les a aidées à créer une banque d’indigo, afin de gérer un fonds renouvelable pour l’achat de ces matériaux. Tandana leur a également fourni une formation concernant certaines autres techniques, afin que la teinture indigo traditionnelle reste compétitive vis à vis des procédés chimiques, plus dangereux et dont la popularité augmente dans la région, ainsi que pour leur permette d’exercer leur activité de teinture en toute sécurité. Elles ont choisi un comité de sept femmes pour gérer la banque, et les membres de ce comité ont reçu une formation en gestion et tenue des dossiers.  Ayant complété une session de cours d’alphabétisation de Tandana en langue Tommo So,  les femmes membres du comité ont donc été bien équipées pour assumer une telle responsabilité. Voir ci-dessous quelques commentaires des participants.

Women in Ondougou Township, Mali, dye cloth with indigo as their major business, which is reserved for women of a particular heritage. They wanted to have more access to the materials they use in the dyeing process and the ability to purchase them on credit. Tandana helped them create an indigo bank to manage a revolving fund for the materials they use. Tandana also provided training for them in additional dyeing techniques to help them keep traditional indigo-dyeing competitive with the more dangerous chemical dyeing-processes that are becoming popular in the region and to do their dyeing safely. They chose a committee of seven women to manage the bank, and the committee members received training in management and record-keeping. Because they had completed a session of Tandana’s Tommo So literacy classes, the committee members were well-equipped to take on this responsibility.  Below, you can see comments from some of the participants.

Las mujeres en el municipio de Ondougou, Mali, tiñen ropa con índigo, siendo su negocio más importante, el cual se reserva para mujeres de cierta herencia. Estas mujeres querían tener mayor acceso a los materiales que usan en el proceso de teñido y capacidad para comprarlos a plazos. Tandana les ayudó a crear un banco de índigo para gestionar un fondo rotativo de los materiales que utilizan. Tandana también les proporcionó formación en técnicas de teñido para ayudarles así, a mantener una condición favorable del teñido tradicional de índigo con el proceso químico más peligroso que se está popularizando en la región, haciendo el teñido de forma segura. Eligieron un comité de siete mujeres para gestionar el banco y recibieron formación en la gestión y registro. Ya que completaron la sesión de Tandana de clases de alfabetización de Tommo So, las pertenecientes al comité fueron bien preparadas para hacerse cargo de esta responsabilidad. Aqui en debajo se puede ver unas reflexiones de algunas participantes.

Mariam Yanogo:

Mariam Yanogo

Mariam Yanogo:

Je suis la présidente de cette association, d’abord mon remerciement  a vous, Moussa et Yembila, c’est grâce à vous nous retrouvons ici. Sans mentir je dis au fond de mon cœur, ces  trois villages (Kondiougou, Indell, Guinekanda), nous travaillons des mêmes activités mais on n’a jamais collaboré ensemble pour donner des idées et travailler en équipe et si vous voyez qu’aujourd’hui nous sommes ensemble c’est grâce au financement de la Fondation Tandana et ses partenaires. Selon mon information, le 1er magasin de stockage des produits de teinture dans le cercle de Bandiagara donc nous avons eu une grande chance pour avoir ce magasin  et avec cette grâce nous allons montrer  à la Fondation Tandana ce qu’on peut faire.

Mariam Yanogo:

I am the president of this association. First of all, thank you Moussa and Yembila (the trainer). It is thanks to you that we are here. Without lying, I can tell you from the bottom of my heart, these three villages (Kondiougou, Indell, Guinekanda), we worked on the same activities without ever collaborating or sharing ideas with one another before, and if you see us together today, it is thanks to the financial support of The Tandana Foundation and its partners. According to my information, this is the first warehouse for indigo dye products in Bandiagara District. As such, we have had the great luck to have this indigo bank and with that blessing, we will show The Tandana Foundation what we can do.

Mariam Yanogo:

Soy la presidenta de esta asociación. Antes de todo, gracias Moussa y Yembila (el instructor). Es gracias a vosotros que estemos aquí. Sin mentir, os puedo decir desde el fondo de mi corazón, estas tres aldeas (Kondiougou, Indell, Guinekanda), hemos trabajamos en las mismas actividades sin colaborar nunca antes ni compartir ideas , y si nos ves juntos hoy, es gracias a el ayuda  financiera de la Fundación Tandana y sus compañeros. De acuerdo con mi información,  este es el primer almacén para productos de teñido índigo en Bandiagara. Y siendo así, hemos tenido la grandísima suerte de tener este banco de índigo y con esta bendición, le enseñaremos a la Fundación Tandana lo que podemos hacer.

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Ramata Balam, Gestionnaire du magasin de stockage de teinture:

Pour moi, c’est une grande histoire. Après mes études en comptabilité c’est la première fois de faire mon expérience en comptabilité. Je suis de Guinekanda et marié à Kondiougou, Après les études je me suis marié dans ce village et je pense souvent pourquoi j’ai étudié parce que j’ai tendance à oublier mes notions à 100%  je suis devenue une ménagère. Aujourd’hui grâce à vous et à la Fondation Tandana, je me sent que je suis utile et je commence à mettre en pratique mes études. Franchement je suis contente de cette initiative et c’est ma première fois de voir les femmes de ces trois villages réunir et travailler ensemble. Je vous demande d’être près de nous et c’est un début, nous n’avons pas d’expérience en gestion et c’est  une nouvelle équipe.

Ramata Balam, Manager of the indigo bank:

For me it has been a long journey to get to this point. Since I finished studying accounting, this is the first time I have done accounting work. I am from Guinekanda and married to a man from Kondiougou. After my studies, I got married in this village and have often questioned why I studied because I have almost forgotten what I studied, for lack of using it. I became a housewife. Today, thanks to you, The Tandana Foundation, I feel that I am useful and I have started to put into practice all that I have studied. Honestly, I am happy with this initiative and it is the first time I have seen the women from these three villages working together and united. I ask you to stay close to us since this is just the beginning. We do not have experience in management and are a new team.

Ramata Balam, Gerente del banco de índigo:

Para mí, llegar hasta este punto ha sido un largo camino. Desde que terminé de estudiar contabilidad, esta es la primera vez que trabajo como contable. Soy de Guinekanda y estoy casada con un hombre de Kondiougou. Después de mis estudios, me casé en este pueblo y me he cuestionado frecuentemente porqué he estudiado ya que he olvidado casi todo lo que estudié, por no utilizarlo. Me convertí en una ama de casa. Hoy, gracias a vosotros, la Fundación Tandana,  siento que soy útil y he empezado a poner en práctica lo que había estudiado. Honestamente, estoy contenta con esta iniciativa y  es la primera vez que veo a las mujeres de estas tres aldeas trabajando juntas y unidas. Os pido que os quedéis cerca nuestro ya que esto es solo el comienzo. No tenemos experiencia en gestión y somos un equipo nuevo.

Anta Napo:

Anta Napo

Anta Napo:

Je suis la trésorière, moi personnellement je ne pensais pas que ces trois villages allaient travailler ensemble, cher partenaire de notre association, la manière dont vous avez eu l’idée de nous soutenir avec les  produits naturelles bio, permet de pérenniser les anciennes pratiques et  beaucoup d’entre nous les jeunes filles ne savent pas ces pratiques donc c’est une forte opportunité à nous les jeunes et nous  comptons sur vous nuit et jour.

Anta Napo:

I am the treasurer. Personally, I never thought these three villages would work together. Dear partners, your idea to support us with natural, organic products has permitted us to perpetuate our ancient practices. Many of the young girls among us did not know of these methods and so it is a great opportunity for us and for the younger generation. We count on you night and day.

Anta Napo:

Soy la tesorera. Personalmente, nunca pensé que estas tres aldeas trabajarían juntas. Queridos compañeros, vuestra idea de apoyarnos con productos naturales y orgánicos nos ha permitido perpetuar nuestras prácticas ancestrales. Muchas de las chicas jóvenes no conocían estos métodos y por lo tanto es una oportunidad magnífica tanto para nosotros como para la generación joven. Contamos en vosotros día y noche.

Kansongho Community Orchard Has Become Like a Forest

Kansongho Community Garden

Kansongho Community Orchard

 

Nouhoum Tembiné:

I would like to express my thanks to the Tandana Foundation through Anna who is the founder of this NGO. For anyone who knew the land of Kansongho before, which was empty, and who sees today this greenery close to the village, this is definitely not something that we see anywhere in the township. This is a great success.

Also, the trees which are here, the different trees (I am not talking about the children) even the elderly people didn’t know they existed and thanks to God, they have the opportunity to see and eat the fruits of those trees. This is a real success. We would like to thank the Foundation for this initiative.

There is never too much initiative. As the President and the others speakers just said, we rely now on the Tandana Foundation for the sustainability of these activities.

And as the President just said, this year, the rainy season has not been very good so we rely on the Tandana Foundation for its support.

We would like to thank the Tandana Foundation.

We wish you success in the continuation of your activities.

 

Nouhoum Tembiné:

Mes  remerciements à la Fondation Tandana à travers Anna qui est l’initiateur de cette ONG. Pour qui connait la parcelle de Kansongo dans le temps, qui était vide et qui voit aujourd’hui cette verdure à côté même du village, c’est vraiment quelque chose que l’on ne voit pas dans toutes les localités de la commune.  Ça c’est vraiment un atout.

Et puis encore, les arbres qui sont là, les différents  arbres (ne parlons pas des enfants) même les personnes âgées ne connaissaient même pas l’existence même ces arbres et Dieu merci , Dieu leur a donné la chance de voir et de consommer les fruits  de ces arbres. Ca c’est vraiment un atout. Nous remerçions la Fondation pour cette initiative.

L’initiative n’est jamais trop. Comme vient de dire le Président et les autres intervenants, nous  nous comptons maintenant sur la Fondation Tandana pour la pérennisation de ses activités.

Et comme vient de dire le Président, cette année, l’hivernage n’a pas été tellement  ça donc nous comptons aussi sur la Fondation Tandana pour ses appuis.

Nous remercions la fondation Tandana

Bonne continuation de ces activités

 

Nouhoum Tembiné:

Quisiera expresar mi agradecimiento a la Fundación Tandana a través de Anna, que es la fundadora de esta ONG. Para cualquiera que conociera la tierra de Kansongho antes, que estaba vacía, y que hoy ve esta zona verde cerca del pueblo, esto definitivamente no es algo que vemos en todos los lugares de la parroquia. Esto es una gran oportunidad.

Además, los árboles que están aquí, los árboles diferentes (no estoy hablando de los niños), incluso los mayores no sabían que existían y gracias a Dios tuvieron la oportunidad de ver y comer los frutos de esos árboles. Esto es una oportunidad real. Nos gustaría agradecer a la Fundación con esta iniciativa.

Nunca hay demasiada iniciativa. Como ha dicho el Presidente y los demás vocales, confiamos ahora en la Fundación Tandana por la sostenibilidad de sus actividades.

Como acaba de decir el Presidente, este año, el invierno no ha sido muy bueno, así que confiamos en la Fundación Tandana por su apoyo.

Nos gustaría agradecerle todo de la Fundación Tandana.

Le deseamos éxito en la continuación de sus actividades.

 

Seydou Tembine, interim chief of the village of Kansongho:

On behalf of the village, we thank you. May God give a long life to this collaboration. There are a lot of trees to protect. We pray for your return to Mali.

Seydou Tembiné chef du village par intérim:

Au nom du village, nous n’avons rien de plus à dire, nous pouvons que vous remercié et que Dieu nous donne une longue vie dans la collaboration. Il y a beaucoup des arbres à protéger, prions pour votre visite au Mali.

Seydou Tembine, jefe interino de la aldea de Kansongho:

En nombre del pueblo, les damos las gracias. Que Dios bendiga una larga vida a esta colaboración. Hay muchos árboles para proteger. Oramos por su regreso a Malí.

 

Ando Tembine, President of the Olouguelemo  Association and President of the garden of fruit trees of Kansongho:

We would like to thank the Tandana Family. With the OLOUGUELEMO Association, we are making progress and we value the garden: we thank Anna and the Tandana Team. May God lead us in all our activities with a lot of courage. For now, what we want is water. During the dry season, there is a water crisis. The trees are valuable in this village. The trees need water during the dry season and the rainy season. We don’t want to draw water from the well every time. If only we had a tap inside the garden, there would be more water. So we rely on you and on the kind donors.

We thank all our friends who came to Mali. We all pray for a return of peace in Mali and that we see you again. This year, the rainy season has not been good. Worms have attacked the millet. Please don’t forget us over there.

We thank God for your meeting with Moussa and Housseyni. They brought your greetings. May God bring the day we will see you again in the village. Long live Tandana and its partners. Thank you.

 

Ando Tembiné, Président de l’association Olouguelemo et président de jardin arbre fruitier de Kansongho 

Nous remercions la Famille TANDANA, avec l’association OLOUGUELEMO nous avançons beaucoup et le jardin arbre a beaucoup de valeur, nous disons merci Anna et l’équipe de Tandana que Dieu nous guide dans toutes nos activités avec beaucoup de courage. Ce que nous voulons c’est l’eau pendant la saison sèche il y a la crise d’eau si non les arbres ont beaucoup de valeur dans ce village. Les arbres ont besoin d’eau pendant la saison sèche plus l’hivernage, chaque fois nous ne voulons pas puiser dans le puis, si on avait un robinet a l’intérieur du jardin il allait bien donner de plus. Donc nous comptons a vous et au bon donateur.

Nous remercions tous nos amis qui étais venus au Mali, prions tous pour que la paix revienne au Mali et un jour on va se retrouver. Cette année l’hivernage n’a pas été bonne, les vers on brouter le mil. De ce cote aussi il ne faut pas nous oublier, nous remercions le seigneur pour la rencontre  de Moussa et Housseyni et ils nous ont apporté de votre salutation et que Dieu nous montre le jour pour la rencontre avec le village. Vive la Tandana et ses partenaires merci.

 

Ando Tembine, Presidente de la Asociación Olouguelemo y Presidente del jardín de árboles frutales de Kansongho:

Nos gustaría dar las gracias a la familia Tandana. Con la Asociación OLOUGUELEMO, estamos progresando y valoramos el jardín: damos las gracias a Anna y el Equipo de Tandana. Que Dios nos guíe en todas nuestras actividades con mucho coraje. Por ahora, lo que queremos es agua. Durante la estación seca, hay una crisis de agua. Los árboles son muy valiosos en este pueblo. Los árboles necesitan agua durante la estación seca y la estación lluviosa. No queremos sacar agua del pozo cada vez. Si tuviéramos un grifo dentro del jardín, habría más agua. Así que confiamos en usted y las donaciones.

Damos las gracias a todos nuestros amigos que vinieron a Malí. Todos rezamos por el regreso de la paz en Malí y que nos vemos de nuevo. Este año, la temporada de lluvias no ha sido buena. Los gusanos han atacado el mijo. Por favor no nos olviden allí.

Damos las gracias a Dios por su encuentro con Moussa y Housseyni. Ellos trajeron sus saludos. Que Dios bendiga el día que nos veremos de nuevo en el pueblo. Viva Tandana y sus socios. Gracias.

 

Mr. Samba Tembine:

Since they started to come to the village, it was an immediate success. If you look at the situation now, the Tandana Foundation has made a big difference to the majority of the population of Wadouba. Even myself, I never thought that we would have the chance to have gardens and that someone could give me fruits coming from a tree. Since the founding of Kansongho, this is unprecedented.  But now, a lot of people have discovered the trees and the garden has become like a forest. Long live TANDANA and its partners. All the activities are going well at the moment: the wells, the workshops.

The people just passing through talk about our garden and about the wells. Before we had a big issue but today, thanks to The Tandana Foundation, everything is fine. Kansongho didn’t forget about you but we cannot repay you. May God help us!

I greet Anna and her friends, her parents and partners.

 

Bah Samba Tembine:

Quand ils sont commencé a venir  dans le village il y a su du succès, quand tu regardes aujourd’hui la Fondation Tandana à beaucoup fais des biens au moins la majorité de la commune de Wadouba. Moi en personne je ne pensais pas si aujourd’hui on allait avoir la chance d’avoir des jardins et je ne pensais pas si quelqu’un peut me donner les fruits d’arbres, Depuis que Kansongho a été fondé on a jamais vue, c’est maintenant Kansongho est fondé parce que beaucoup de gens ont fait la découverte des arbres et c’est devenu comme foret, vive TANDANA et ses partenaires. Toutesles activités se passent bien pour le moment : les puits les magasins.

Les etrangers, en passant il parlent de notre jardin et du puits avant on avait un grand problème mais aujourd’hui grace à la Fondation Tandana, ca va bien. Kansongho il ne vous a  pas oublié mais nous n’avons pas le moyen de vous donner  quelque chose, que Dieu nous aide. Je salut Anna et ses amis, ses parent et partenaire.

 

Señor Samba Tembine:

Desde que comenzaron a venir a la aldea, fue un éxito inmediato. Si miramos la situación actual, la Fundación Tandana ha conseguido una gran diferencia para la mayoría de la población de Wadouba. Yo mismo, nunca pensé que tendríamos la oportunidad de tener jardines y que alguien podría darme frutas procedentes de un árbol. Desde la fundación de Kansongho, esto es sin precedentes. Pero ahora, mucha gente ha descubierto los árboles y el jardín se ha convertido en un bosque. Viva TANDANA y sus socios. Todas las actividades van bien en este momento: los pozos y los talleres.

La gente que pasa habla sobre nuestro jardín y sobre los pozos. Antes teníamos un gran problema, pero hoy, gracias a la Fundación Tandana, todo está bien. Kansongho no se ha olvidado de usted pero no podemos pagarle. ¡Que Dios nos ayude!

Saludo a Anna y sus amigos, sus padres y sus socios.

 

Mr. Bine Tembine, the former President of the garden of fruit trees of Kansongho:

I would like to thank everyone.  Even if the elders who have done so much for the village of Kansongho are no longer with us, we can’t forget what they have done for us.

Everyone in the village knows the importance of this garden.

Please thank your friends and partners.

 

Bah Biné Tembiné : l’ex-président de jardin arbre fruitier de Kansongho:

Je  remercie tout le monde, même si vous ne trouvez pas les anciens vieux qui ont beaucoup fait pour le village de Kansongho, il ne faut pas oublier aussi derrière de ces gens et le village est là tout le monde connais l’importance de ce jardin. Tu diras à tes amis, partenaires et de bonne volonté Merci.

 

Señor. Bine Tembine, ex presidente del jardín de árboles frutales de Kansongho:

Me gustaría dar las gracias a todos. Si los mayores que hicieron mucho para nuestra comunidad ya no están con nosotros, no debemos olvidar lo que han hecho para nosotros.

Todos en el pueblo saben la importancia de este jardín.

Por favor, agrádeselo a tus amigos y compañeros.

 

Participant and Dyeing Expert Both Praise Indigo Bank Supported by Tandana

the indigo bank management committee

the indigo bank management committee

 

Fatoumata Kamia en rouge

Fatoumata Kamia en rouge

Fatoumata Kamia, Indel, Mali

Je m’appelle Fatoumata Kamia ménagère et teinturière traditionnelle dans le village d’Indel commune rurale d’Ondogou.

J’ai héritée ce métier de teinture de mes parents car au Pays Dogon ce métier est  réservé aux femmes de castes et il est interdit aux femmes de la famille noble. J’exerce ce métier il y’a 34 ans de cela. Mais depuis la crise qui a affectée le Mali, notre revenu a considérablement beaucoup diminué et nous les femmes teinturières nous n’arrivons plus a avoir le moyen de payer les matériaux de notre métier.

Aujourd’hui c’est grand jour pour nous, grâce à la Fondation Tandana, nous pouvons relancer  nos activités sans stop avec l’aide de ce magasin de stockage.

Vous savez, Moussa Housseyni, ici on nous prête pas de l’argent à cause de notre statut sociale car nous considéré comme une classe inférieure et homme de caste donc ce projet va non seulement nous permettre de relancer nos activités mais nous rendre indépendant socialement et économiquement.

Je vous demande de transmettre a la Fondation Tandana mes vives remerciements et reconnaissances au nom de toutes les femmes teinturières de nous rehausser sur le plan sociale car c’est la première fois dans la commune d’Ondogou qu’un projet a été initié pour nous les femmes teinturières traditionnelles et classe castes.  La Fondation est comme un envoyé de Dieu, les yeux qui lit les pensées des personnes très pauvre et non considérées pour comprendre leurs besoins et  leur guider à la résolution de ces besoins.

 

Yembila dit Seydou Sagara

Je m’appelle Yembila dit Seydou Sagara teinturier traditionnel bio et formateur en teinture  à indigo à Bandiagara. Je suis  membre acteur traducteur, régisseur du film intitulé « les Dames de couleurs ».

Je suis chargé de recherche du livre « Teinture Dogon »

Je suis actuellement président association des Teinturiers Traditionnels au Pays Dogon  « GALA- DOGON » est fondée sur les principes d’union, de solidarité et d’entraide mutuelle.

Elle regroupe toutes les teinturières du cercle de Bandiagara et une  partie de la falaise du cercle de Bankass.

Teinture indigo

Teinture indigo

Elle a pour objectifs:

  • Défendre les principes fondamentaux de la confrérie des teinturiers traditionnels des pagnes Dogon et l’espèce IndigoferaArrecta qui en voie de disparitionau Pays Dogon.
  • Restaurer les valeurs traditionnelles et culturelles de la teinture d’indigo bio au Pays Dogon.
  • Promouvoir les activités des teinturiers traditionnels par l’acquisition de nouvelles techniques de promotion et de marketing des produits bio teintés traditionnellement.
  • Assurer la pratiquede la teinture sans danger et respecter les mesures de la protection de l’environnement.

En tan que formateur en technique de teinter sans danger aux femmes membre du comité de gestion du magasin de stockage des matériels de teinture dans la commune d’Odongou, je ne peux rester sans saluer le partenaire financier la Fondation Tandana qui a permis de démarrer ce projet. Ce projet est la première initiative en Pays Dogon  à l’endroit des femmes teinturières un projet concret et qui vient au bon moment. J’ai participé à plusieurs ateliers et formations en teinture dans presque toutes les régions du Mali, mais je n’ai jamais vu un tel projet qui répond aux besoins directs des femmes teinturières de la base.

Une femme qui suit la formation

Une femme qui suit la formation

En tant que président de l’association des Teinturiers Traditionnels au Pays Dogon  « GALA- DOGON » je félicite la Fondation Tandana pour cette belle initiative et surtout l’approche d’intervenir directement avec les bénéficiaires. J’exhorte  aux femmes teinturières bénéficiaires de ce projet de bien mettre en pratique de cette formation et de bien gérer les matériels mis  à votre disposition afin qu’on puisse un jour parler de bon résultat de ce projet et donner la chance aux autres teinturières.

Je sollicite encore à la Fondation Tandana d’étendre ce projet dans les autres communes de Bandiagara et Bankass afin que toutes les teinturières membre de cette association bénéficient de cette belle initiative.

Le formateur en teinture traditionnel en Pays Dogon

Yembila dit Seydou Sagara

 

Fatoumata Kamia, Indel, Mali.

Fatoumata Kamia in red

Fatoumata Kamia in red

I am a housewife and traditional dyer in the village of Indel in the township of Ondogou.  I inherited this line of work from my parents, since in the Dogon Country, this kind of work is reserved for women of lower caste. It is forbidden to women from noble families.  I have been doing this work for 34 years.  But since the crisis that affected Mali, our revenue has decreased considerably and we the dyers don’t have enough money to buy the materials we need for our work.  Today is a big day because thanks to the Tandana Foundation, we can continue our activities without stopping, with the help of this indigo bank.  You know that here (in Mali) people don’t lend us money because of our social status, we are seen as an inferior class.  So this project will not just allow us to restart our activities but also to be socially and economically independent.  I ask you to share my warm thanks and appreciation with the donors in the name of all the women dyers for raising us up in society, since this is the first time in Ondogou township that a project has been undertaken for us, the traditional dyers and caste women.  The Foundation is like a messenger from God whose eyes read the thoughts of people who are poor and not taken into consideration, to understand their needs and guide them in fulfilling these needs.

 

Yembila, known as Seydou, Sagara

My name is Yembila, known as Seydou, Sagara. I am a traditional dyer and trainer of organic indigo dyeing techniques in Bandiagara. I am a member, actor, translator and manager of the film entitled “Ladies of Colors”.

I am in charge of research for the book “Teinture Dogon” (“Dogon Dye”)

I am currently President of the Association of Traditional Dyers of Dogon Country, which was established on the principles of union, solidarity and mutual aid.

It includes all the dyers of the Bandiagara circle and part of the cliff of the Bankass circle.

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Yembila demonstrates indigo dyeing

It has four objectives:

  • Protect the fundamental principles of the sisterhood of traditional dyers of Dogon and the Indigofera arrecta species (Bengal indigo plant), which is endangered in Dogon Country.
  • Restore the traditional and cultural values of organic indigo dyes in Dogon Country.
  • Promote the activities of traditional dyers by the acquisition of new techniques for the promotion and marketing of traditionally-dyed organic products.
  • Assure the practice of safe dying and respect the measures of environmental protection.

As the instructor of  safe dying techniques for the women of the indigo bank management committee of Ondogou, I cannot resist greeting the financial partner The Tandana Foundation, which allowed the start of this project. This project is the first initiative in Dogon Country for the women dyers, a concrete project which comes at the right time. I have participated in several workshops and trainings in dye in almost all the regions of Mali, but I have never seen a project like this that meets the direct needs of the women dyers.

a woman attending the workshop

a woman attending the workshop

As president of the Association of Traditional Dyers of Dogon Country, I praise The Tandana Foundation for this beautiful initiative and especially the approach of interacting directly with the beneficiaries. I urge the women dyers, the beneficiaries of this project, to do their best at putting into practice what they have learned at this training, and to manage the equipment provided to you well so that we can one day speak of the good results of this project and give the chance to other dyers.

I implore the Tandana Foundation to spread this project to the other municipalities of Bandiagara and Bankass so that all the member dyers of this association can benefit from this beautiful initiative.

Instructor of traditional dying in Dogon Country

Yembila, known as Seydou, Sagara

 

 

Fatoumata Kamia, Indel, Mali

Fatoumata Kamia en rojo

Fatoumata Kamia en rojo

Soy una ama de casa y una tintorera tradicional en la aldea de Indel en el municipio de Ondogou. Heredé esta línea de trabajo de mis padres, ya que en el país de Dogon, este tipo de trabajo está reservado para las mujeres de casta baja. Está prohibido para mujeres de familias nobles. He estado haciendo este trabajo durante 34 años. Pero desde la crisis que afectó Mali, nuestros ingresos han disminuido considerablemente y las tintereras no tenemos el dinero suficiente para comprar los materiales que necesitamos para nuestro trabajo. Hoy es un día de felicidad puesto que gracias a la Fundación Tandana, podemos continuar con nuestras actividades sin parar, con la ayuda de este banco de indigo. Aquí (en Mali) la gente no nos presta dinero por nuestro estatus social, nos perciben como una clase inferior. Este proyecto no solo nos permitirá renaudar nuestras actividades sino ser independientes social y económicamente. Te pido que compartas mi sincero agradecimiento y apreciación a los donantes en nombre de todas las mujeres tintoreras por elevarnos en la sociedad, ya que esta es la primera vez en el municipio de Ondogou en la que un proyecto se ha llevado a cabo para nosotras, las tintoreras tradicionales y mujeres de casta. La Fundación es como un mensajero de Dios cuyos ojos leen los pensamientos de las personas que son pobres y no tomadas en consideración, para comprender sus necesidades y guiarlos en satisfecer estas necesidades.

 

Yembila, conocido como Seydou, Sagara

Mi nombre es Yembila, conocido como Seydou, Sagara. Soy un tintorero tradicional e instructor del tinte orgánico índigo en Bandiagara. Soy miembro, actor, traductor y manager de la película llamada “Señoras de Colores”.

Estoy encargado de la investigación para el libro “Tinte Dogon”.

Actualmente soy el presidente de la Asociación de Tintoreros Tradicionales del País de Dogon, que fue establecida bajo los principios de unión, solidaridad y ayuda mutua.

Incluye todos los tintoreros del círculo de Bandiagara y parte  del círculo de Bankass.

Teñido de añil

Teñido de añil

Tiene cuatro objetivos:

  • Proteger los principios fundamentales de hermandad de los tintoreros tradicionales de Dogon y de la especie Indigofera arrecta (planta Bengal indigo), que está en peligro en el país de Dogon.
  • Restaurar los valores tradicionales y culturales de los tintes orgánicos índigos en el país de Dogon.
  • Promocionar las actividades de los tintoreros tradicionales mediante la adquisición de nuevas técnicas para la promoción y marketing de los productos orgánicos teñidos de manera tradicional.
  • Asegurar la práctica de tinte segura y el respeto por las medidas de protección medioambiental.
Mujeres en la formación

Mujeres en la formación

Como instructor de técnicas de tinte seguras para las mujeres del comité de gestión del banco índigo en Odongou, no puedo quedarme sin saludar a la Fundación Tandana, quién nos permitió empezar este proyecto. Este es la primera iniciativa del país de Dogon para las mujeres tintoreras, un proyecto concreto que aparece en el momento adecuado. He participado en diversos talleres y formaciones sobre tinte en casi todas las regiones de Mali, pero nunca había visto un proyecto como este que se ajusta a las necesidades específicas de las mujeres tintoreras. Como presidente de la Asociación de Tintoreros Tradicionales del País de Dogon, elogio a la Fundación Tandana por esta bonita iniciativa y especialmente por el enfoque de interaccionar directamente con los beneficiarios. Insto a las tintoreras, beneficiarias de este proyecto, a dar lo mejor de sí poniendo en práctica lo que han aprendido en esta formación, y a gestionar correctamente  el equipamiento proporcionado para que un día podamos hablar de los buenos resultados de este proyecto y dar la oportunidad a otros tintoreros.

Imploro a la Fundación Tandana extender este proyecto a otros municipios de Bandiagara y Bankass para que miembros tintoreros de esta asociación puedan beneficiarse también de esta magnífica iniciativa.

Instructor de teñido tradicional del país de Dogon

Yembila, conocido como Seydou, Sagara

Savings For Change Program Returns Interest to Women Members

women in a Savings for Change group meet

w0omen in a Savings for Change group meeting

Mariam Walbane

Mariam Walbane

Mariam Walbane de groupe EPC Ambagana parle de son expérience de crédit d’une banque nationale qui a ruiné les femmes du village avec un taux d’intérêt très élevé:

Je suis la présidente des femmes du village d’IndellDouh et membre de groupe EPC Ambagana. Au départ je n’étais pas d’accord avec le programme EPC parce que  avec BNDA (Banque Nationale pour le Développement de l’Agriculture) au Mali on a eu un sérieux problème pour le remboursement. A la question comment vous avez eu de problème  de remboursement avec BNDA?

Elle répondit Eh, je ne veux pas entendre le mot de banque nationale BNDA je suis désolé.

Aujourd’hui, EPC de la Fondation Tandana c’est la banque du groupe car ca nous permet de nous retrouver chaque semaine dans un même lieu et parler comment mieux se développer avec EPC en prenant des crédits dans notre propre fond. Avec les Banques l’intérêt c’est pour eux mais avec EPC l’intérêt c’est pour nous même. Merci la Fondation Tandana.

 

Hawa Tembiné

Hawa Tembiné

Hawa Tembiné:

Je suis la trésorière de mon groupe EPC, on a beaucoup souffert avec les caisses d’épargne et de crédits. Avec l’initiation de la Fondation Tandana toute les femmes du village sont fière avec ce programme EPC et aujourd’hui je viens de prendre un crédit pour trois (3) mois sans déplacer et le jour de remboursement l’intérêt reviens à nous tous.

Je suis fier d’être membre de groupe d’EPC, grâce à la fondation Tandana nous réunissons chaque semaine, on a jamais réuni de cette façon à heure précise.

 

Mariam Walbane

Mariam Walbane

Mariam Walbane of the Savings for Change group of Ambagana speaks about her experience with credit from a national bank that ruined the women of the village by charging a very high interest rate:

 I am the president of the women’s Association in Indellou Douh village and a member of the Savings for Change group of Ambagana.  At first, I did not support the Savings for Change Program because we had a serious problem with making repayments when we took loans from the BNDA (National Bank for the Development of Agriculture) in Mali.

When asked the question why did you have a problem of repayment with the BNDA, she responded:

I do not even want to hear the word national bank or BNDA. I’m sorry.

Today, the Savings for Change Program of the Tandana Foundation is the group’s bank because it allows us to meet in the same place every week and talk about how better to expand with the Savings for Change Program by taking credit from our own funds. With banks the interest is for them, but with the Savings for Change Program the interest is for us. Thank you, Tandana Foundation.

Hawa Tembiné

Hawa Tembiné

Hawa Tembiné:

I am the treasurer of my Savings for Change group. We have suffered a lot with loans from banks. With the introduction of The Tandana Foundation, all the women of the village are pleased with the Savings for Change program, and today I have just received a loan for three months. On the day of repayment, the interest returns to us all.

I am proud to be a member of the Savings for Change group. Thanks to The Tandana Foundation we come together each week. We have never gathered in this way at a regular time.

Mariam Walbane

Mariam Walbane

Mariam Walbane del grupo Ahorros por el Cambio de Ambagana habla de su experiencia con créditos de un banco nacional que arruinaron a muchas mujeres de la aldea por cobrarles una tase de interés muy alta:

Soy la presidenta de la Asociación de mujeres en el pueblo de Indellou Douh y miembro del grupo Ahorros por el Cambio de Ambagana. Al principio, no estaba a favor del programa Ahorros por el Cambio porque tuvimos un grave problema para devolver el dinero cuando tomamos préstamos del BNDA (Banco Nacional para el Desarrollo de la Agricultura) en Mali.

Cuando se le preguntó porqué habían tenido un problema al devolver el dinero al BNDA, respondió “Ni siquiera quiero oír las palabras banco nacional o BNDA. Lo siento”

Hoy, el programa Ahorros por el Cambio de la Fundación Tandana es el banco del grupo puesto que nos ha permitido reunirnos en el mismo sitio cada semana y hablar de como expandirnos mejor con el programa de Ahorros por el Cambio tomando préstamos de nuestros propios fondos. Con los bancos el interés es para ellos, pero con el programa Ahorros por el Cambio el interés es para nosotras. Gracias, Fundación Tandana.

Hawa Tembiné

Hawa Tembiné

Hawa Tembiné:

Soy la tesorera de mi grupo Ahorros por el Cambio. Hemos sufrido mucho con los préstamos de los bancos. Con la introducción de la Fundación Tandana, todas las mujeres de la aldea están contentas con el programa Ahorros por el Cambio, y justo hoy he recibido un préstamo de tres meses. En el día de devolución, el interés volverá a nosotras.

Estoy orgullosa de ser un miembro del grupo Ahorros por el Cambio. Gracias a la Fundación Tandana nos juntamos cada semana. Nunca nos habíamos reunido de esta manera tan regularmente.