Participant and Dyeing Expert Both Praise Indigo Bank Supported by Tandana

the indigo bank management committee

the indigo bank management committee

 

Fatoumata Kamia en rouge

Fatoumata Kamia en rouge

Fatoumata Kamia, Indel, Mali

Je m’appelle Fatoumata Kamia ménagère et teinturière traditionnelle dans le village d’Indel commune rurale d’Ondogou.

J’ai héritée ce métier de teinture de mes parents car au Pays Dogon ce métier est  réservé aux femmes de castes et il est interdit aux femmes de la famille noble. J’exerce ce métier il y’a 34 ans de cela. Mais depuis la crise qui a affectée le Mali, notre revenu a considérablement beaucoup diminué et nous les femmes teinturières nous n’arrivons plus a avoir le moyen de payer les matériaux de notre métier.

Aujourd’hui c’est grand jour pour nous, grâce à la Fondation Tandana, nous pouvons relancer  nos activités sans stop avec l’aide de ce magasin de stockage.

Vous savez, Moussa Housseyni, ici on nous prête pas de l’argent à cause de notre statut sociale car nous considéré comme une classe inférieure et homme de caste donc ce projet va non seulement nous permettre de relancer nos activités mais nous rendre indépendant socialement et économiquement.

Je vous demande de transmettre a la Fondation Tandana mes vives remerciements et reconnaissances au nom de toutes les femmes teinturières de nous rehausser sur le plan sociale car c’est la première fois dans la commune d’Ondogou qu’un projet a été initié pour nous les femmes teinturières traditionnelles et classe castes.  La Fondation est comme un envoyé de Dieu, les yeux qui lit les pensées des personnes très pauvre et non considérées pour comprendre leurs besoins et  leur guider à la résolution de ces besoins.

 

Yembila dit Seydou Sagara

Je m’appelle Yembila dit Seydou Sagara teinturier traditionnel bio et formateur en teinture  à indigo à Bandiagara. Je suis  membre acteur traducteur, régisseur du film intitulé « les Dames de couleurs ».

Je suis chargé de recherche du livre « Teinture Dogon »

Je suis actuellement président association des Teinturiers Traditionnels au Pays Dogon  « GALA- DOGON » est fondée sur les principes d’union, de solidarité et d’entraide mutuelle.

Elle regroupe toutes les teinturières du cercle de Bandiagara et une  partie de la falaise du cercle de Bankass.

Teinture indigo

Teinture indigo

Elle a pour objectifs:

  • Défendre les principes fondamentaux de la confrérie des teinturiers traditionnels des pagnes Dogon et l’espèce IndigoferaArrecta qui en voie de disparitionau Pays Dogon.
  • Restaurer les valeurs traditionnelles et culturelles de la teinture d’indigo bio au Pays Dogon.
  • Promouvoir les activités des teinturiers traditionnels par l’acquisition de nouvelles techniques de promotion et de marketing des produits bio teintés traditionnellement.
  • Assurer la pratiquede la teinture sans danger et respecter les mesures de la protection de l’environnement.

En tan que formateur en technique de teinter sans danger aux femmes membre du comité de gestion du magasin de stockage des matériels de teinture dans la commune d’Odongou, je ne peux rester sans saluer le partenaire financier la Fondation Tandana qui a permis de démarrer ce projet. Ce projet est la première initiative en Pays Dogon  à l’endroit des femmes teinturières un projet concret et qui vient au bon moment. J’ai participé à plusieurs ateliers et formations en teinture dans presque toutes les régions du Mali, mais je n’ai jamais vu un tel projet qui répond aux besoins directs des femmes teinturières de la base.

Une femme qui suit la formation

Une femme qui suit la formation

En tant que président de l’association des Teinturiers Traditionnels au Pays Dogon  « GALA- DOGON » je félicite la Fondation Tandana pour cette belle initiative et surtout l’approche d’intervenir directement avec les bénéficiaires. J’exhorte  aux femmes teinturières bénéficiaires de ce projet de bien mettre en pratique de cette formation et de bien gérer les matériels mis  à votre disposition afin qu’on puisse un jour parler de bon résultat de ce projet et donner la chance aux autres teinturières.

Je sollicite encore à la Fondation Tandana d’étendre ce projet dans les autres communes de Bandiagara et Bankass afin que toutes les teinturières membre de cette association bénéficient de cette belle initiative.

Le formateur en teinture traditionnel en Pays Dogon

Yembila dit Seydou Sagara

 

Fatoumata Kamia, Indel, Mali.

Fatoumata Kamia in red

Fatoumata Kamia in red

I am a housewife and traditional dyer in the village of Indel in the township of Ondogou.  I inherited this line of work from my parents, since in the Dogon Country, this kind of work is reserved for women of lower caste. It is forbidden to women from noble families.  I have been doing this work for 34 years.  But since the crisis that affected Mali, our revenue has decreased considerably and we the dyers don’t have enough money to buy the materials we need for our work.  Today is a big day because thanks to the Tandana Foundation, we can continue our activities without stopping, with the help of this indigo bank.  You know that here (in Mali) people don’t lend us money because of our social status, we are seen as an inferior class.  So this project will not just allow us to restart our activities but also to be socially and economically independent.  I ask you to share my warm thanks and appreciation with the donors in the name of all the women dyers for raising us up in society, since this is the first time in Ondogou township that a project has been undertaken for us, the traditional dyers and caste women.  The Foundation is like a messenger from God whose eyes read the thoughts of people who are poor and not taken into consideration, to understand their needs and guide them in fulfilling these needs.

 

Yembila, known as Seydou, Sagara

My name is Yembila, known as Seydou, Sagara. I am a traditional dyer and trainer of organic indigo dyeing techniques in Bandiagara. I am a member, actor, translator and manager of the film entitled “Ladies of Colors”.

I am in charge of research for the book “Teinture Dogon” (“Dogon Dye”)

I am currently President of the Association of Traditional Dyers of Dogon Country, which was established on the principles of union, solidarity and mutual aid.

It includes all the dyers of the Bandiagara circle and part of the cliff of the Bankass circle.

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Yembila demonstrates indigo dyeing

It has four objectives:

  • Protect the fundamental principles of the sisterhood of traditional dyers of Dogon and the Indigofera arrecta species (Bengal indigo plant), which is endangered in Dogon Country.
  • Restore the traditional and cultural values of organic indigo dyes in Dogon Country.
  • Promote the activities of traditional dyers by the acquisition of new techniques for the promotion and marketing of traditionally-dyed organic products.
  • Assure the practice of safe dying and respect the measures of environmental protection.

As the instructor of  safe dying techniques for the women of the indigo bank management committee of Ondogou, I cannot resist greeting the financial partner The Tandana Foundation, which allowed the start of this project. This project is the first initiative in Dogon Country for the women dyers, a concrete project which comes at the right time. I have participated in several workshops and trainings in dye in almost all the regions of Mali, but I have never seen a project like this that meets the direct needs of the women dyers.

a woman attending the workshop

a woman attending the workshop

As president of the Association of Traditional Dyers of Dogon Country, I praise The Tandana Foundation for this beautiful initiative and especially the approach of interacting directly with the beneficiaries. I urge the women dyers, the beneficiaries of this project, to do their best at putting into practice what they have learned at this training, and to manage the equipment provided to you well so that we can one day speak of the good results of this project and give the chance to other dyers.

I implore the Tandana Foundation to spread this project to the other municipalities of Bandiagara and Bankass so that all the member dyers of this association can benefit from this beautiful initiative.

Instructor of traditional dying in Dogon Country

Yembila, known as Seydou, Sagara

 

 

Fatoumata Kamia, Indel, Mali

Fatoumata Kamia en rojo

Fatoumata Kamia en rojo

Soy una ama de casa y una tintorera tradicional en la aldea de Indel en el municipio de Ondogou. Heredé esta línea de trabajo de mis padres, ya que en el país de Dogon, este tipo de trabajo está reservado para las mujeres de casta baja. Está prohibido para mujeres de familias nobles. He estado haciendo este trabajo durante 34 años. Pero desde la crisis que afectó Mali, nuestros ingresos han disminuido considerablemente y las tintereras no tenemos el dinero suficiente para comprar los materiales que necesitamos para nuestro trabajo. Hoy es un día de felicidad puesto que gracias a la Fundación Tandana, podemos continuar con nuestras actividades sin parar, con la ayuda de este banco de indigo. Aquí (en Mali) la gente no nos presta dinero por nuestro estatus social, nos perciben como una clase inferior. Este proyecto no solo nos permitirá renaudar nuestras actividades sino ser independientes social y económicamente. Te pido que compartas mi sincero agradecimiento y apreciación a los donantes en nombre de todas las mujeres tintoreras por elevarnos en la sociedad, ya que esta es la primera vez en el municipio de Ondogou en la que un proyecto se ha llevado a cabo para nosotras, las tintoreras tradicionales y mujeres de casta. La Fundación es como un mensajero de Dios cuyos ojos leen los pensamientos de las personas que son pobres y no tomadas en consideración, para comprender sus necesidades y guiarlos en satisfecer estas necesidades.

 

Yembila, conocido como Seydou, Sagara

Mi nombre es Yembila, conocido como Seydou, Sagara. Soy un tintorero tradicional e instructor del tinte orgánico índigo en Bandiagara. Soy miembro, actor, traductor y manager de la película llamada “Señoras de Colores”.

Estoy encargado de la investigación para el libro “Tinte Dogon”.

Actualmente soy el presidente de la Asociación de Tintoreros Tradicionales del País de Dogon, que fue establecida bajo los principios de unión, solidaridad y ayuda mutua.

Incluye todos los tintoreros del círculo de Bandiagara y parte  del círculo de Bankass.

Teñido de añil

Teñido de añil

Tiene cuatro objetivos:

  • Proteger los principios fundamentales de hermandad de los tintoreros tradicionales de Dogon y de la especie Indigofera arrecta (planta Bengal indigo), que está en peligro en el país de Dogon.
  • Restaurar los valores tradicionales y culturales de los tintes orgánicos índigos en el país de Dogon.
  • Promocionar las actividades de los tintoreros tradicionales mediante la adquisición de nuevas técnicas para la promoción y marketing de los productos orgánicos teñidos de manera tradicional.
  • Asegurar la práctica de tinte segura y el respeto por las medidas de protección medioambiental.
Mujeres en la formación

Mujeres en la formación

Como instructor de técnicas de tinte seguras para las mujeres del comité de gestión del banco índigo en Odongou, no puedo quedarme sin saludar a la Fundación Tandana, quién nos permitió empezar este proyecto. Este es la primera iniciativa del país de Dogon para las mujeres tintoreras, un proyecto concreto que aparece en el momento adecuado. He participado en diversos talleres y formaciones sobre tinte en casi todas las regiones de Mali, pero nunca había visto un proyecto como este que se ajusta a las necesidades específicas de las mujeres tintoreras. Como presidente de la Asociación de Tintoreros Tradicionales del País de Dogon, elogio a la Fundación Tandana por esta bonita iniciativa y especialmente por el enfoque de interaccionar directamente con los beneficiarios. Insto a las tintoreras, beneficiarias de este proyecto, a dar lo mejor de sí poniendo en práctica lo que han aprendido en esta formación, y a gestionar correctamente  el equipamiento proporcionado para que un día podamos hablar de los buenos resultados de este proyecto y dar la oportunidad a otros tintoreros.

Imploro a la Fundación Tandana extender este proyecto a otros municipios de Bandiagara y Bankass para que miembros tintoreros de esta asociación puedan beneficiarse también de esta magnífica iniciativa.

Instructor de teñido tradicional del país de Dogon

Yembila, conocido como Seydou, Sagara

Savings For Change Program Returns Interest to Women Members

women in a Savings for Change group meet

w0omen in a Savings for Change group meeting

Mariam Walbane

Mariam Walbane

Mariam Walbane de groupe EPC Ambagana parle de son expérience de crédit d’une banque nationale qui a ruiné les femmes du village avec un taux d’intérêt très élevé:

Je suis la présidente des femmes du village d’IndellDouh et membre de groupe EPC Ambagana. Au départ je n’étais pas d’accord avec le programme EPC parce que  avec BNDA (Banque Nationale pour le Développement de l’Agriculture) au Mali on a eu un sérieux problème pour le remboursement. A la question comment vous avez eu de problème  de remboursement avec BNDA?

Elle répondit Eh, je ne veux pas entendre le mot de banque nationale BNDA je suis désolé.

Aujourd’hui, EPC de la Fondation Tandana c’est la banque du groupe car ca nous permet de nous retrouver chaque semaine dans un même lieu et parler comment mieux se développer avec EPC en prenant des crédits dans notre propre fond. Avec les Banques l’intérêt c’est pour eux mais avec EPC l’intérêt c’est pour nous même. Merci la Fondation Tandana.

 

Hawa Tembiné

Hawa Tembiné

Hawa Tembiné:

Je suis la trésorière de mon groupe EPC, on a beaucoup souffert avec les caisses d’épargne et de crédits. Avec l’initiation de la Fondation Tandana toute les femmes du village sont fière avec ce programme EPC et aujourd’hui je viens de prendre un crédit pour trois (3) mois sans déplacer et le jour de remboursement l’intérêt reviens à nous tous.

Je suis fier d’être membre de groupe d’EPC, grâce à la fondation Tandana nous réunissons chaque semaine, on a jamais réuni de cette façon à heure précise.

 

Mariam Walbane

Mariam Walbane

Mariam Walbane of the Savings for Change group of Ambagana speaks about her experience with credit from a national bank that ruined the women of the village by charging a very high interest rate:

 I am the president of the women’s Association in Indellou Douh village and a member of the Savings for Change group of Ambagana.  At first, I did not support the Savings for Change Program because we had a serious problem with making repayments when we took loans from the BNDA (National Bank for the Development of Agriculture) in Mali.

When asked the question why did you have a problem of repayment with the BNDA, she responded:

I do not even want to hear the word national bank or BNDA. I’m sorry.

Today, the Savings for Change Program of the Tandana Foundation is the group’s bank because it allows us to meet in the same place every week and talk about how better to expand with the Savings for Change Program by taking credit from our own funds. With banks the interest is for them, but with the Savings for Change Program the interest is for us. Thank you, Tandana Foundation.

Hawa Tembiné

Hawa Tembiné

Hawa Tembiné:

I am the treasurer of my Savings for Change group. We have suffered a lot with loans from banks. With the introduction of The Tandana Foundation, all the women of the village are pleased with the Savings for Change program, and today I have just received a loan for three months. On the day of repayment, the interest returns to us all.

I am proud to be a member of the Savings for Change group. Thanks to The Tandana Foundation we come together each week. We have never gathered in this way at a regular time.

Mariam Walbane

Mariam Walbane

Mariam Walbane del grupo Ahorros por el Cambio de Ambagana habla de su experiencia con créditos de un banco nacional que arruinaron a muchas mujeres de la aldea por cobrarles una tase de interés muy alta:

Soy la presidenta de la Asociación de mujeres en el pueblo de Indellou Douh y miembro del grupo Ahorros por el Cambio de Ambagana. Al principio, no estaba a favor del programa Ahorros por el Cambio porque tuvimos un grave problema para devolver el dinero cuando tomamos préstamos del BNDA (Banco Nacional para el Desarrollo de la Agricultura) en Mali.

Cuando se le preguntó porqué habían tenido un problema al devolver el dinero al BNDA, respondió “Ni siquiera quiero oír las palabras banco nacional o BNDA. Lo siento”

Hoy, el programa Ahorros por el Cambio de la Fundación Tandana es el banco del grupo puesto que nos ha permitido reunirnos en el mismo sitio cada semana y hablar de como expandirnos mejor con el programa de Ahorros por el Cambio tomando préstamos de nuestros propios fondos. Con los bancos el interés es para ellos, pero con el programa Ahorros por el Cambio el interés es para nosotras. Gracias, Fundación Tandana.

Hawa Tembiné

Hawa Tembiné

Hawa Tembiné:

Soy la tesorera de mi grupo Ahorros por el Cambio. Hemos sufrido mucho con los préstamos de los bancos. Con la introducción de la Fundación Tandana, todas las mujeres de la aldea están contentas con el programa Ahorros por el Cambio, y justo hoy he recibido un préstamo de tres meses. En el día de devolución, el interés volverá a nosotras.

Estoy orgullosa de ser un miembro del grupo Ahorros por el Cambio. Gracias a la Fundación Tandana nos juntamos cada semana. Nunca nos habíamos reunido de esta manera tan regularmente.

Literacy Program Transforms Lives in Mali

 Yalcouyé auditeur debout qui tient la banderole de remerciement du centre de Danaguiri

Yalcouyé auditeur debout qui tient la banderole de remerciement du centre de Danaguiri

Issa Yalcouyé, fils du chef de village, auditeur de centre alpha de Dana-Guiri dit:

Je cherchais quelqu’un pour me former simplement à lire et à écrire parce qu’en tant que fils du chef de village qui est fatigué a cause de son âge (90 ans), je reçois tout les partenaires au niveau du village. Surtout je représente le vieux aux réunions et rencontres administratives à la mairie. Pendants ces réunions et rencontres presque tous les participants prennent notes sauf moi, ce qui leurs permets de faire une restitution fidèle à la population au retour du village.

A chaque fois les gens me demandent, “est-ce-que tu sais lire ou écrire? Je dis non et ils me répondent, “hélas ah je suis désole.”  Donc j’étais complètement décourage et je me posais la question pourquoi on ne m’a pas mis à l’école?

Aujourd’hui, le bon vent a soufflé vers chez moi et pourquoi pas profiter cette dernier chance que la Fondation Tandana m’offre gratuitement. Quand le centre alpha a démarré avec les femmes j’ai demandé au formateur, je suis d’office volontaire pour prendre les cours avec les femmes si possible. Le formateur villageois Sékou Tembiné a contacté le chargé des programmes de la Fondation Tandana au Mali qui a donné l’autorisation et les fournitures pour suivre les cours.

Grâce à la Fondation Tandana et ses partenaires, je sais maintenant lire et écrire, et de plus j’étais auditeur avec ma femme et dans le classement de fin de campagne du centre de Danaguiri, j’etais 7iéme.

Fondation Tandana, merci infiniment pour me permettre de lire et écrire en tommosso et je peux maintenant prendre notes pendant les réunions.

adame Yalcouyé Mariétou Telly, à droite qui lit les n° de téléphone des auditrices du centre de Kédouqu’ellea notée sur une feuille.

Madame Yalcouyé Mariétou Telly, à droite qui lit les n° de téléphone des auditrices du centre de Kédou qu’elle a notée sur une feuille.

Madame Yalcouyé Mariétou Telly, auditrice de centre alpha de Kédou dit:

Je suis la présidente des femmes du village et nous faisons beaucoup de choses dans ce village. Je n’ai jamais été à l’école, a un moment j’ai voulu démissionner de poste parce que une présidente qui ne sais pas lire et écrire n’est pas bonne.  Quand j’ai entendu de la formation alpha en Tommo So j’étais prête a payé le formateur pour qu’il me forme un peux.

Grâce à ce programme alpha j’ai renoncé de démissionner de la poste de présidente et je ne suis plus complexée; aujourd’hui, je lis, j’écris et je calcule, ce qui va beaucoup me servir dans ma fonction de présidente des femmes de ce village Kédou.

Mon garçon, n’oublie pas de transmettre mes sincères remerciements au nom de toutes les femmes du village de Kédou à la Fondation Tandana et ses partenaires. Il faut aussi leur dire que ce n’est pas fini ; il y a beaucoup des femmes comme moi qui ont besoin de cette formation.

I yenanba la emew nanaagu.

UmuTelli

 

 

Issa Yalcouyé standing and holding the banner of thanks from the center in Danaguiri

Issa Yalcouyé standing and holding the banner of thanks from the center in Danaguiri

From Issa Yalcouyé, son of the village chief and student at the literacy center in Danaguiri:

I was looking for someone to teach me to read and write to help me when I am assisting the village chief who is tired due to his age (90 years old). I have many responsibilities in the village. I represent the chief at local meetings as well as administrative meetings at the township hall. During these meetings, almost all participants take notes, except for me, which allows them to refer to their notes and give a faithful report when they return to their villages.

Every time people ask me if I know how to read or write, I say no and I am saddened. Thus I was completely discouraged and I asked myself, why was I not sent to school?

Today, the good wind blew towards my home and why not take advantage of this recent opportunity that the Tandana Foundation is giving me free of charge? When the literacy center opened for the women, I asked the instructor if men could volunteer to take the course with the women, if that was possible. The village instructor Sékou Tembiné contacted the individuals in charge of The Tandana Foundation’s programs in Mali, who gave me the authorization and the supplies to attend the class.

Thanks to the Tandana Foundation and its partners, I know how to read and write, and furthermore I was a student in the same class with my wife. I was ranked seventh in the class by the end of the classes at the Danaguiri center.

Tandana Foundation, thank you infinitely for teaching me to read and write. I can now take notes during the meetings.

Madame Yalcouyé Mariétou Telly, right, reads a telephone number, which she wrote on a piece of paper, to the other students at the centre of Kédou.

Madame Yalcouyé Mariétou Telly, right, reads a telephone number, which she wrote on a piece of paper, to the other students at the centre of Kédou.

From Madame Yalcouyé Mariétou Telly, student at the literary center of Kédou:

I am the president of the women’s Association in the village, and we do a lot of things in this village. I had never been to school.  At one point I wanted to resign from my post because a president who does not know how to read and write is not good.  When I heard about the literacy course in Tommo So, I was ready to pay the instructor to teach me.

Thanks to the literacy program, I gave up thoughts of resigning from the president’s post and have had no more complications. Today, I read, I write and I calculate, which is going to serve me in my work as president of the women of Kédou.

My son, do not forget to pass on my sincere thanks on behalf of all the women in the village of Kédou to The Tandana Foundation and its partners. It is also necessary to say that it is not finished; there are still many women like me who need training.

I yenanba la emew nanaagu.

UmuTelli

 

Issa Yalcouyé de pie y sujetando la pancarta de agradecimiento desde el centro en Danaguir

Issa Yalcouyé de pie y sujetando la pancarta de agradecimiento desde el centro en Danaguiri

De parte de Issa Yalcouyé, hijo del jefe del pueblo y estudiante en el centro de alfabetización en Danaguiri:

Estaba buscando a alguien para enseñarme a leer y a escribir para ayudarme cuando ayudo al jefe de la aldea, que está cansado debido a su edad (90 años). Tengo muchas responsabilidades en la aldea. Represento al jefe en las reuniones locales, así como en las reuniones administrativas en el ayuntamiento del municipio. Durante ellas, casi todos los participantes toman notas, excepto yo, lo que les permite referirse directamente a ellas cuando vuelven a sus aldeas y así dar un informe más exacto.

Cada vez que la gente me pregunta si sé leer o escribir, digo que no y eso me entristece. Por esto me encontraba completamente desmotivado y me preguntaba, ¿por qué no me mandaron a la escuela?

Hoy, la suerte se puso de mi lado y, ¿por qué no aprovechar esta reciente oportunidad que la Fundación Tandana me esta dando gratuitamente? Cuando el centro de alfabetización abrió para las mujeres, le pregunté al instructor si los hombres también podían presentarse voluntarios a ir al curso junto a ellas, si eso era posible. El instructor de la aldea Sékou Tembiné contactó a las personas encargadas de los programas de la Fundación Tandana en Mali, quienes me dieron la autorización, así como los materiales necesarios para asistir a la clase.

Gracias a la Fundación Tandana y sus colaboradores, se leer y escribir, y es más, fui un estudiante en la misma clase que mi esposa. Al final del curso en el centro de Danaguiri estaba en el séptimo puesto de la clase.

Fundación Tandana, muchísimas gracias por enseñarme a leer y a escribir. Ahora puedo tomar notas durante las reuniones.

 La señora Yalcouyé Mariétou Telly, a la derecha, lee un número de teléfono, que escribió en un trozo de papel, a los otros estudiantes del centro de Kédou.

La señora Yalcouyé Mariétou Telly, a la derecha, lee un número de teléfono, que escribió en un trozo de papel, a los otros estudiantes del centro de Kédou.

De parte de la señora Yalcouyé Mariétou Telly, alumna en el centro de alfabetización de Kédou:

Soy la presidenta de la Asociación de mujeres de la aldea, y hacemos muchas cosas aquí. Nunca había ido a la escuela. En un momento dado, quise resignar de mi puesto ya que un presidente que no sepa como escribir ni leer no sirve. Cuando escuché hablar del curso de alfabetización en Tommo So, estaba dispuesta a pagar al instructor para que me enseñase.

Gracias al programa de alfabetización, rechacé los pensamientos de resignar del puesto de presidenta y ya no he tenido más complicaciones. Hoy, he leído, escrito y calculado, lo que me va a servirme para mi trabajo como presidenta de las mujeres de Kédou.

Hijo mío, no te olvides de dar mis más sinceros agradecimientos en nombre de todas las mujeres del pueblo de Kédou a la Fundación Tandana y sus colaboradores. También es necesario decir que esto no ha terminado; aún hay muchas mujeres como yo que necesitan formación.

I yenanba la emew nanaagu.

UmuTelli

All You Need is Love

Kaitlyn and her host sister Maya

Kaitlyn and her host sister Maya

By Kaitlyn Paulsen

On my first day in my homestay, I cried a lot. When I walked into the community center in Tangali, I had a slip of paper with my host mother’s name on it. I sat down in a chartreuse over-sized chair, my teal North Face and Nike shoes feeling tremendously out of place in this small community. I stood up when it was my turn to introduce myself, blankly staring at the room of people in front of me who didn’t speak my language. When my assigned host family was not there, and I had to be assigned a new one, I started to cry. I was afraid. I was afraid of spending a month in a new country, afraid of eating strange food, and afraid of not knowing who to talk to. I had no reason to be afraid.

But on the first night, as I threw up at my bedside, I was definitely still afraid. The house smelled different than mine. The roosters were loud all night long, and I was cold. I was afraid of bug bites, and afraid of bucket showers. When I woke up in the morning, I walked over to the breakfast table, and sat in a small chair. I felt awkwardly large, taller than everyone else in my family. My mom put a plate of rice and a fried egg in front of me. I thanked her before eating, and told her that it was good as I was eating it. I felt like I might throw up again, but not because of the food. As I hiked up the hill later that morning at 10,000 feet, the only thing that I could think of was how much I didn’t want to be there. I could hardly breathe, I felt nauseous, I was not showered, and I was tired, and hungry.

At home, I’m the youngest sibling; I only have one older sister. With my family in Ecuador, and that’s what they were and still are to me, family, I have three siblings. My younger sister, Maya, was the cutest five year old I had ever laid eyes on. When I came home that first day, she ran into my arms. I scooped her up as she said “hermana!” (sister) she spoke so fast I could only catch every couple words. Her pink rubber boots hugged my waist, as she buried her face into my hair. That night I spent hours arranging bottle caps with her. I will never forget the way she would look up into my eyes. In her mind, I was really her second older sister. After that first day, my host sister and I were practically inseparable. When we went to paint, I would take her with me. She would sit on the curb and watch, or sit on my shoulders and paint above my head. I took her to summer camp, and to school, and to graduation. She would braid my hair, and sit by me at the table. She would always hold my hand when we went for hikes, and sing songs with me. She became my little sister.

One day, the first day of camp, I walked up the hill to the community center, holding hands tightly with my little sister. She playfully skipped up the hill, while I, panting, could hardly make it. When we got to the top, she ran to her friends, and I began to set up the camp for the day. We taught three different types of classes: English, Science, and Sports. For English, we drew family trees, and played duck, duck, goose. We danced, and sang, and exhausted ourselves every single day. For science, we exploded volcanoes, and in Sports we taught “American baseball.”

Kaitlyn in Tangali

Kaitlyn in Tangali

One day after camp, my peers and I stayed to have a discussion. My sister was sitting in my lap, boots dangling off her feet. I wrapped my arms around her, and she sat there with me through the ninety minute discussion. By the end, she was asleep, and it was time for me to walk back home. I didn’t wake her. I picked her up and carried her fifteen minutes down the hill. By the time I got to the door, she had woken up. I was excited for her smile of gratitude, or a kiss on the cheek. “Mi Zapato!” (my shoe) she exclaimed. Her rubber boot had fallen off at the top of the hill. I hiked back up the hill at dusk, and brought it back. And as I walked back home, something I rarely find myself doing back in the States, I stopped to look at the view. The sun was setting, and the volcano Imbabura was casting a marvelous shadow. The moment was beautiful. This place was beautiful. This life is beautiful.

On my final days in Ecuador, there was a lot to do. I had to pack, and write my speech for the going-away ceremony. I had to put together my gifts for my host family, and I was writing my host family a thank you letter. I was also writing the arrangement for our going away song. It was a busy couple of days. And more than anything, I just wanted to lay on the mattress with my sister, playing dog and cat, or lion and mouse. I wanted to tickle her, and watch her laugh. I wanted to not miss a single thing in my sister’s life. But the last day had come, and I had to stand up and give my speech. I didn’t cry while I was giving it, but as I watched it being translated, and realized I could understand the Spanish, I started to cry. I walked back to my seat, and my host sister run over to me with a napkin and planted a kiss right on my cheek. I hugged her tight. I didn’t know what to say. I didn’t have the words. “Te amo” (I love you) I whispered. “To tambien,” (me too) she said, sobbing.

I’ve never cried so much in my life. On the first day in Tangali, I cried out of fear. And on the last day, as I hugged my mom, and my brothers and sisters goodbye, I cried because I was afraid I would never see these wonderful people again. They showed me you don’t have to have much to love. Love comes without a price. And here in the States, we do so much to dispel that. Wealth over love, power over giving, selfishness over compassion. A family of seven in a yellow house in Tangali, 6,000 miles from my home taught me otherwise. Sometimes, all you need is love.

 

Pintura de Kaitlyn con Maya

Kaitlyn con Maya, pintando la casa comunal

Por Kaitlyn Paulsen

En mi primer día con la familia anfitriona, lloré mucho. Cuando entré al centro de la comunidad de Tangali, tenía una tira de papel con el nombre mi madre de acogida. Me senté en una silla grande color chartreuse, mis zapatos Nike y mi anorak North Face verde azulado sintiéndose totalmente fuera de lugar en esta pequeña comunidad. Me levanté cuando llegó el turno de presentarme, mirando ausentemente a la habitación llena de gente que no hablaba mi idioma. Cuando mi familia anfitriona asignada no se encontró allí, me tuvieron que asignar una nueva, empecé a llorar. Tenía miedo. Tenía miedo de pasar un mes en un nuevo país, miedo de comer comida extraña, y miedo de no saber con quien hablar. Pero no tenía ninguna razón de sentirme así.

Pero en la primera noche, mientras vomitaba al lado de mi cama, definitivamente continuaba asustada. La casa olía diferente que la mía. Los gallos eran ruidosos toda la noche, y tenía frío. Tenía miedo de picaduras de insectos, y de duchas con calderos de agua. Cuando me desperté por la mañana, caminé hasta la mesa de desayuno y me senté en una pequeña silla. Mi madre me puso un plato de arroz y un huevo frito en frente de mi. Le di las gracias antes de comer, y le dije que todo estaba muy bueno. Mientras subía por la colina esa misma mañana a 10,000 pies, lo único en lo que podía pensar era lo poco que quería estar ahí. Casi no podía respirar, me sentía con nauseas, sin ducharme y estaba cansada y hambrienta.

En casa, soy la hija más pequeña. Solo tengo una hermana mayor. Pero con mi familia de Ecuador, y eso es lo que eran para mi y siguen siendo, una familia, tenía tres hermanos. Mi hermana pequeña, Maya, era la niña de cinco años más adorables que jamás he visto. Cuando llegué a casa ese primer día, corrió a mis brazos. La alcé en brazos mientras me dijo: “¡hermana!”. Hablaba tan rápido que solo puede entender unas pocas palabras. Sus botas rosas de goma abrazaban mi cintura, con su rostro escondido en mi pelo. Esa noche, pasamos horas ordenando tapones de botellas. Nunca olvidaré la manera en la que me miraba a los ojos. En su mente, yo era de verdad su segunda hermana mayor. Después de ese primer día, mi hermana de acogida y yo fuimos prácticamente inseparables. Cuando íbamos a pintar, la llevaba conmigo. Se sentaba en el bordillo y miraba, o en de mis hombros y pintaba por encima de mi cabeza. La llevé al campamento de verano, a la escuela y a la graduación. Solía trenzarme el pelo, y sentarse a mi lado en la mesa. Siempre me cogía de la mano cuando íbamos de paseo, y cantaba canciones conmigo. Se convirtió en mi hermana pequeña.

Un día, en el primer día del campamento, subí la colina hasta el centro de la comunidad, cogida firmemente de la mano con mi hermana pequeña. Ella brincaba ágilmente en la subida, mientras que yo, sin aliento, no podía casi subir. Cuando llegamos a la cima, corrió hacia sus amigos, y yo empecé a organizar ese día en el campamento. Enseñábamos tres tipos de clases diferentes: inglés, ciencias y deporte. Para inglés, dibujamos árboles genealógicos y jugamos al pilla-pilla. Bailábamos, y cantábamos, y nos agotábamos cada día. Para ciencias, hicimos explorar volcanes, y para deporte, les enseñamos el béisbol americano.

Un día después de las actividades, mis compañeros y yo nos quedamos para tener un pequeño debate. Mi hermana estaba sentada en mi regazo, con las botas deslizándose de sus pies. Rodeé mis brazos a su alrededor, y permaneció allí sentada durante los noventa minutos de discusión. Al final, estaba dormida, y ya era hora de volver a casa. No la desperté. La cogí y la llevé durante los quince minutos de bajada de la colina. Para cuando llegamos a casa, ya se había despertado. Yo estaba entusiasmada por su sonrisa de gratitud, o un beso en la mejilla. “¡Mi zapato!”, exclamó. Su bota de goma se había caído en la cima de la colina. Volví a subir la montaña al atardecer y lo traje. Mientras caminaba de vuelta, me encontré haciendo algo que raramente hago en EEUU, me paré a mirar la vista. El sol se estaba poniendo, y el volcán Imbaburra proyectaba una sombra maravillosa. El momento era hermoso. Este sitio era hermoso. Esta vida era hermosa.

En mis últimos días en Ecuador, hubo mucho que hacer. Tenía que hacer la maleta, escribir mi discurso para la ceremonia de despedida. Tuve que reunir todos los regalos para mi familia anfitriona, y les escribí una carta de agradecimiento. También estaba escribiendo los arreglos musicales para la canción de despedida. Fueron unos días bastante ajetreados. Y más que nada, quería tumbarme en el colchón con mi hermana, jugar a perros y gatos, o leones y ratones. Quería hacerle cosquillas, y verla reírse. No quería perderme ni una sola cosa de la vida de mi hermana. Pero el último día llegó, y me tuve que levantar y dar el discurso. No lloré mientras lo di, pero mientras vi como lo traducían y me di cuenta de que podía entender el español, comencé a hacerlo. Volví a mi sitio, y mi hermanita corrió hacia mi con una servilleta y me dio un beso en la mejilla. La abracé estrechamente. No sabía que decir. No encontraba las palabras. “Te amo”, susurré. “Yo también”, dijo ella sollozando.

Nunca he llorado tanto en mi vida. En el primer día en Tangali, lloré de miedo. Y en el último, mientras abrazaba a mi madre, mis hermanos y mis hermanas, lloré porque tenía miedo de no volver a ver a estas magníficas personas. Ellos me enseñaron  que no tienes que poseer mucho para amar. El amor no tiene precio. Y aquí en EEUU, disipamos esa idea con nuestras acciones. Riqueza por encima del amor, el poder mejor que el dar y el egoísmo sobre la compasión. Una familia de siete en una casa amarilla de Tangali, 6,000 millas de mi casa me mostró lo contrario. Algunas veces, todo lo que necesitas es amor.

Kaitlyn et Maya avec un autre bénévole de Tandana

Kaitlyn et Maya avec un autre bénévole de Tandana

Par Kaitlyn Paulsen

Sur mon premier jour logée avec ma famille d’acceuil, j’ai pleurée beaucoup. Quand j’ai marchée dans le centre communautaire à Tangali, j’ai eu un morceau de papier avec le nom de m’hotesse-mère. Je me suis assise une surdimensionnée chaise chartreuse, mon North Face sarcelle et des chaussures de Nike se a sentirent déplacés dans cette petite communauté. Je me suis levée quand c’etait mon tour de me présenter, regardée fixement à les peuples devant moi qui ne parlaient pas ma langue. Quand ma famille d’accueil assignée n’était pas présent, et j’ai dû être assignée a une autre famille, j’ai commencée a pleurer. J’avais peur. J’avais peur d’habiter un mois dans un pays nouveau, manger la nourriture étrange et ne pas connaître à qui parler. Je n’avais pas raison pour avoir peur.

Mais sur la première nuit, comme j’ai vomi à mon chevet, j’ai eu certainement toujours peur. La maison a senti different. Les coqs étaient forts toute la nuit, et j’avais froide. J’avais peur des piqûres d’insectes et des douches par seau. Quand je me suis réveillée, j’ai marchée à la table et j’étais assise dans une petite chaise. Je me suis senti maladroitement grande, plus grande que tous les autres dans ma famille. Ma mère a mis une assiette du riz et un oeuf frit devant moi. Je l’ai remerciée avant de manger et lui ai dit qu’elle était bonne comme je la mangeais. Je me sentais comme j’allais vomir encore, mais pas a cause de la nourriture. Comme j’ai marchée la colline ce matin à dix mille mètres, la seule chose à laquelle je pourrais penser était combien je ne voulais pas être là. Je pourrais à peine respirer, je me suis senti nauséabond, je n’ai pas été douchée et j’ai été fatiguée et j’avais faim.

À la maison chez mois, je suis l’enfante plus petite. J’ai seulement une grande soeur. Mais avec ma famille à l’Équateur, parce que c’est ce qu’ils sont à moi, ma famille, j’avais trois freres et soeurs. Ma petite soeur, Maya, était la personne de cinq ans la plus mignonne que j’avais jamais regardée. Quand je suis venue à la maison le premier jour, elle s’est courue à mes bras. Je l’ai prise comme elle a dit “hermana” (sœur), elle a dit très vite que je pourrais comprendre seulement quelques mots.  Ses bottes en caoutchouc roses ont serrés ma taille, comme elle a enterrée son visage dans mes cheveux. Cette nuit j’ai passée des heures en arrangant des capsules avec elle. Je n’oublierai jamais comment elle chercherait dans mes yeux. Dans son avis, j’étais vraiment sa deuxième grande soeur. Après ce premier jour, ma soeur d’accueil et moi étions pratiquement inséparables. Quand nous sommes allées peindre, je la prendrais avec moi. Elle serait assise sur le frein et observerait, ou sera assise sur mes épaules et peindra au-dessus de ma tête. Je l’ai prise à la colonie de vacances et à l’école et à la graduation. Elle la tresse mes cheveux et être assis à côté de moi à la table. Elle tiendrait toujours ma main quand nous sommes allés pour des randonnée et chanter des chansons avec moi. Elle est devenue ma petite soeur.

Un jour, le premier jour de camp, je suis montée la colline au centre communautaire , tenant la main fermement de ma petite soeur. Elle a par espièglerie sautée en haut la colline, tandis, haletant j’ai pourrai à peine fait la randonnée. Quand nous sommes arrivées au sommet, elle a courue à ses amis et j’ai commencée à configurer le camp pour le jour. Nous avons enseignés trois sujets : l’anglais, la science et le sport. Pour l’anglais, nous avons dessinés des arbres généalogiques et avons joués les jeus. Nous avons dansés et avons chantés et nous sommes épuisés chaque jour. Pour la science, nous avons fait éclater des volcans et au sport nous avons enseignés “le base-ball américain.”

Un jour après le camp, mes collègues  et moi sommes restés pour avoir une discussion. Ma soeur était assise dans mes genoux, ses bottes pendants de ses pieds. J l’ai  enveloppée et elle a été assise là avec moi pour la quatre-vingt-dix discussion infime. À la fin, elle était endormie et c’était le temps pour moi de retourner à la maison. Je ne l’ai pas réveillée. Je l’ai prise et ai portée ses quinze minutes en bas la colline. Par le temps que je suis arrivée à la porte, elle s’était réveillée. J’ai été enthousiasmé pour son sourire de gratitude, ou un baiser sur la joue “Mi Zapato!” (ma chaussure) elle s’est exclamée. Sa botte en caoutchouc était tombée au sommet de la colline. J’ai monté  la colline à la nuit tombante et l’ai ramené. Et comme je suis retournée à la maison, quelque chose que je me trouve rarement faisant dans les États, j’ai arrêtée pour regarder la vue. Le soleil se couchait et le volcan Imbabura lançait une merveilleuse ombre. Le moment était beau. Cet place était beau. Cette vie est belle.

Mes jours finaux à l’Équateur, il y avait beaucoup à faire. J’ai dû tasser et écrire mon discours pour la cérémonie du départ. J’ai dû assembler mes cadeaux pour ma famille d’accueil et j’écrivais une lettre de merci à ma famille d’accueil. J’écrivais aussi la musique pour notre chanson de départ. C’était des jours tres occupés. Et plus que tout, j’ai voulu poser sur le matelas avec ma soeur, en jouant le chien et le chat, ou le lion et la souris. J’ai voulu la chatouiller et observer son rire. J’ai voulu pas manquer une chose seule dans la vie de ma soeur. Mais le dernier jour était venu et j’ai dû me lever et tenir mon discours. Je n’ai pas pleurée tandis que je le donnais, mais comme je l’ai observée étant traduit et me suis rendue compte que je pourrais comprendre l’espagnol, j’ai commencée à pleurer. Je suis revenue à mon siège et ma soeur d’accueil court avec une serviette et plante un baiser directement sur ma joue. Je l’ai étreinte serrée. Je n’ai pas su quoi dire. Je n’avais pas les mots. “Te amo” (je t’adore) j’ai chuchoté. “Yo tambien,” (moi aussi) elle a dit, le sanglotement.

Je n’ai jamais pleuré tellement dans ma vie. Le premier jour dans Tangali, j’ai pleurée a cause de la peur. Et le dernier jour, comme j’ai étreint ma mère et mes frères et soeurs au revoir, j’ai pleurée parce que j’ai eu peur que je ne verrais jamais ces merveilleux gens encore.  Ils m’ont montré que vous ne devez pas avoir beaucoup pour aimer. L’amour vient sans un prix. Et dans les États, nous faisons tant pour le dissiper. La richesse sur l’amour, le pouvoir sur le don, l’égoïsme sur la compassion. Une famille de sept membres dans une maison jaune dans Tangali, 6,000 miles de chez mois m’ont enseignée autrement. Parfois, tout dont vous avez besoin est l’amour.

Maya

Maya

Potatoes and Community – The Staples of Life in Highland Ecuador

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Matthew and his host family

 

By Matthew Spehlmann

“Men of Corn” Herman’s dialogue to the volunteer group brought me back to the moment. There at the table sat a handful of volunteers from the States and a number of community members. In feast fashion, food was piled high and long spanning the length of the table. Potatoes, varieties of beans, corn, and hominy constituted what lay on the table. As varied as the food, the people reflected all walks of life. But here we all were eating together thriving on the staples of life in the northern Ecuadorian highlands – potatoes and community.

I remember the mornings before departing for Ecuador. Specifically, the early mornings when I was roused by a subtle discomfort. I would lay awake staring first at the ceiling then scanning my room in my family’s home in suburban Chicago. My luggage on the floor would inevitably arrest my gaze. It was hardly unpacked from my previous semester of study in Spain. I’d want to pull my covers over my head and wait for the scent of pancakes downstairs to stir me from slumber. But words from a former mentor had a way of breaking me loose from creature comforts before the butter even hit the skillets downstairs.

I will always relate to the words, “Ships are safe at port, but that is not what they are meant for” with Shooter’s face pinned in a grin his eyes laughing at the spray of the rapids and the composed fear of raft crewmates directing our vessel through rapids. Shooter had a way of walking the line between peril and safety that brought the adventurer out in me. Maybe it was his added line of “Run the meat.”

Running the meat, he wished us to believe, was a real phrase that meant taking the most difficult line through the rapid because, only then Shooter explained, did one get the most out of the experience.

Matthew (on the drum) and another Tandana staff member play with a local band

Matthew (on the drum) and another Tandana staff member play with a local band

Early on in Otavalo it was easy to notice that things were different, life was different. Storefronts themselves were slumberly put together. Indeed it was a roasted, stuffed pig that signaled a business was open to customers. What you needed was there, no sugarcoating about it.

It took time coming from Chicago to think of Otavalo as a big city. Daily sojourns to the surrounding communities of Otavalo turned into week and even month long stays in communities. All the while, my perspectives on customs that I had come to accept as norms began to change.

In the two staples I referenced–potatoes and community–were most clearly noted in one of the satellite communities of Otavalo. Breakfast was potato soup. Snack or dinner was most likely potato soup as well. The household rhythm circulated around cleaning clothes and tending the gardens and livestock. But every night the tulpa, the fireplace, would be cleared of various pots for stewing or simply heating water and would become the centerpoint of home.

Matthew and his host mother

Matthew and his host mother

It was quiet, relaxed, personable. In a funny mixture of Spanish and Kichwa the family and I would talk about small things or occasionally field a dream for the future. The funniest moments were pardoning the mistakes of the day. Nothing ever passed that couldn’t be excused by a laugh and acknowledgment that what happened, happened for the better.

Inevitably, there was the return to Otavalo. Suddenly people had schedules that kept them from being around each other. The fireplace was replaced by silent, dazed staring at the TV at the end of the day. I couldn’t feel free to walk into a neighbor’s house and feel shameless asking for coffee and company.

Matthew and a master gardener say goodbye to friends at the local school

Matthew and a master gardener say goodbye to friends at the local school

Of course, all my times going to and from communities happened in the context of group leading. I was the resident. Other volunteer participants would arrive and go through miniature but no less profound travels while my team and I were pulling the strings behind the trip keeping things in motion.

Part of my time was spent establishing relationships with group members, as well as other relationships of a longer term with communities, and all the while being steady with my team members. It was wild and like navigating a social environment not too dissimilar from the natural environment of the rapids I learned to grease with Shooter’s overseeing eye.

Thinking of the return home I think most about the word innovation. Everything back home needs to be innovating it seems. If it’s not world changing, it is a failure. That’s what scares me. The pace and assurance of a meal in a community wiped off a killer instinct bred in me from years in college. No. I see now people could benefit from less, from simpler lives lived side by side. It’s a funny trick “opportunity” plays.

 

Por  Matthew Spehlmann

Mateo con los niños de la escuela en una comunidad local

Mateo con los niños de la escuela en una comunidad local

”Hombres de Maíz” La charla de Herman al grupo de voluntarios me trajeron de vuelta al momento. En la mesa se encontraban sentados un puñado de voluntarios de los Estados Unidos y varios miembros de la comunidad.  A modo de banquete, la comida abundaba a montones y atravesaba todo lo largo de la mesa. Papas, todo tipo de legumbres, maíz, y maíz descorticado era lo que cubría la mesa.  Tan variado como la comida, la gente reflejaba todas las caminatas de la vida. Pero aquí, en las montañas al norte de Ecuador, comíamos todos juntos disfrutando de los elementos primordiales para la vida – papas y la comunidad.

Recuerdo las mañanas antes de salir para Ecuador. Sobre todo las mañanas más tempranas cuando despertaba por el más sutil malestar. Acostado y despierto, miraba fijamente el techo y posteriormente exploraba mi habitación en casa de mi familia en los suburbios de Chicago. Mi equipaje sobre el piso inevitablemente interrumpía mi contemplación. Desempacado a medias desde mi semestre de estudios pasado en España. En aquel momento, desearía cubrir mi cabeza con las sabanas y esperar a que el olor a panqueque del piso de abajo despierte mi sueño. Sin embargo las palabras de mi mentor encontrarían la forma de librarme de las comodidades antes de que la mantequilla se unte en los sartenes en el piso de abajo.

Siempre relaciono el dicho que dice “los barcos están a salvo en el puerto, pero eso no es para lo que están hechos” con la cara de Shooter con una gran sonrisa, y con su mirada burlándose de los bruscos oleajes y con el miedo combinado de los miembros de la tripulación que dirigían nuestro barco entre el brusco oleaje.  Shooter tenía una manera peculiar de caminar sobre la delgada línea entre el peligro y lo seguro, lo que hizo descubrir al aventurero que llevo dentro de mí. O tal vez fue su frase “Vive en carne propia”.

El quería que la frase Vive en carne propia, la entendiéramos como una frase verdadera que significaba tomar el camino más difícil del oleaje ya que, según Shooter, es solo así como uno puede vivir la experiencia al máximo.

En Otavalo, fue muy fácil darme cuenta muy pronto que las cosas eran diferentes, la vida era diferente. Las fachadas de las tiendas eran ensambladas estando aun dormidos. De hecho, un cerdo relleno a las brasas era la señal de que un negocio estaba abierto al público. Lo que se necesitaba estaba allí, sin ningún tipo de adornos.

Viniendo de Chicago, me tomó algún tiempo pensar en Otavalo como una ciudad grande. Estancias de un día en las comunidades circundantes de Otavalo, se convirtieron en estancias de varias semanas e incluso meses residiendo en dichas comunidades. Durante ese tiempo, mis perspectivas sobre las costumbres que yo ya había aceptado como las normas, comenzaron a cambiar.

Las dos elementos primordiales a los que me referí — las papas y la comunidad — Se distinguieron más claramente en una de las comunidades aledañas de Otavalo. El desayuno era sopa de papas. Los bocadillos o la cena eran muy probablemente sopa de papa también. El ritmo de la casa giraba al alrededor de lavar la ropa y mantener los jardines y el ganado. Pero cada noche, las ollas para preparar los guisados o simplemente para hervir el agua se quitaban de la tulpa, la chimenea, y ésta se convertía en el punto central de la casa.

Mateo con su madre anfitriona, hermana del anfitrión, y un amigo de Tandana

Mateo con su madre anfitriona, hermana anfitrióna, y un amiga de Tandana

Era tranquilo, relajado y muy personal. En una mezcla divertida del Español y Kichwa, la familia y yo hablábamos de pequeños detalles o de vez en cuando de nuestros sueños en un futuro. Los momentos más divertidos eran parodiar los errores del día. Nunca sucedió nada que no se podría justificar con una carcajada y un reconocimiento de que lo qué sucedió, sucedido por algo mejor.

Inevitablemente, habría que ir de vuelta a Otavalo. Repentinamente la gente tenía horarios que no les permitían pasar tiempo juntos. La chimenea fue substituida por silencio, y por mirar fijamente la televisión al final del día. No pude sentirme con la libertad de acercarme a la vivienda de un vecino y pedir un café y su compañía sin sentirme avergonzado.

Mateo pintando un mural con estudiantes voluntarios

Mateo pintando un mural con estudiantes voluntarios

Por supuesto, todas las veces que viajé entre las comunidades, fue como líder del grupo. Yo era el residente. Otros voluntarios que participaron, llegaban y partían en viajes iniatura pero igual de profundos, mientras que mi equipo y yo nos encargábamos de organizar el viaje y manteniendo las cosas en movimiento.

Parte de mi tiempo estuvo enfocado en establecer relaciones con los miembros del grupo, así como relaciones a más largo plazo con las comunidades, y todo el tiempo estar al pendiente de los miembros del equipo. Fue un tanto salvaje y fue como navegar un ambiente social no muy diferente al ambiente natural de los oleajes, aprendí con la supervisión de Shooter.

Pensando en mi regreso a casa, en lo que más pienso es en la palabra innovación. Pareciera que es necesario innovar todo de regreso a casa.  Si no es algo que cambie al mundo, es un fracaso. Eso es lo que me intimida. El asegurar un alimento en una comunidad, borró por completo el instinto asesino que forjé dentro de mi durante mis años estudiando la Universidad. No. Ahora veo cómo la gente podría beneficiarse teniendo menos, con vidas más simples,  viviendo lado a lado. Es un truco my gracioso lo que la “oportunidad” es capaz de hacer.

 

Par Matthew Spehlmann

Matthieu avec des écoliers dans une communauté locale

Matthieu avec des écoliers dans une communauté locale

Le discours de Herman sur “Les hommes de maïs” me ramena à la réalité. Là, un groupe de bénévoles venus des Etats-Unis ainsi qu’un groupe de la communauté étaient assis autour de la table. Dans une atmosphère de fête, les plats s’empilaient couvrant toute la longueur de la table. Des pommes de terre, toutes sortes d’haricots, du maïs, du hominy. Tout aussi varié que la nourriture présente, le groupe qui lui, représentait toutes les couches sociales de la société. Mais ici, dans ces hauts plateaux de l’Equateur, nous mangions tous, profitant des richesses que nous offrait la vie. Des pommes de terre, une communauté.

Je me souviens des matins avant mon départ pour l’Equateur. En particulier les réveils tôts occasionés par une certaine gêne. Je restais allongé, éveillé scrutant le plafond puis analysant ma chambre dans la maison de mes parents, dans la banlieue de Chicago. Mon regard butait sur mes valises posées au sol. Je les avais à peine défaites de mon dernier semestre d’études passé en Espagne. Je n’avais qu’une envie, tirer ma couverture sur ma tête et attendre que l’odeur des pancakes d’en bas vienne me sortir de ma léthargie. Mais je repensais aux mots d’un ancien mentor et ces derniers me libéraient de ce petit comfort avant même que le beurre ne touche la poêle dans la cuisine.

Les mots suivants auront toujours pour moi une signification profonde: “Un bateau dans un port est en sécurité, mais ce n’est pas pour cela qu’il a été construit. Je revois le visage crispé de Shooter, ses yeux riant devant les rapides tandis que l’équipage dirigeait avec peur le radeau à travers ces derniers. Shooter avait cette capacité à garder l’équilibre entre risque et sécurité ce qui faisait ressortir mon côté aventurier. Peut-être était-ce aussi cette expression qu’il utilisait toujours ‘mener la viande’.

Cette expression ‘mener la viande’ existait vraiment, du moins c’est ce qu’il voulait nous faire croire, et signifiait prendre la direction la plus difficile dans les rapides parce que seulement alors on pouvait en tirer de l’experience.

Très vite à Otavalo, j’ai remarqué que les choses étaient différentes, la vie était différente. Les vitrines des magasins étaient décorées de manière très somnolente. Un cochon farci et grillé indiquait aux clients si le magasin était ouvert. Tout ce dont vous aviez besoin était là, pas de faux-semblants.

Etant de Chicago, j’ai mis un certain temps à considérer Otavalo comme une grande ville. Les visites journalières aux alentours, dans d’autres communatés se sont vite transformées en longs séjours de quelques semaines voir de quelques mois. Peu à peu, mon point de vue sur les coutûmes que je considérais comme les normes, commença à changer.

Les deux éléments de base évoqués précédemment, pommes de terre et communauté sont clairement présents dans une des communautés d’Otavalo. Au petit-déjeuner, soupe de pommes de terre, au goûter ou au diner, soupe de pommes de terre aussi. La vie du foyer était rythmée autour du lavage des vétements, de l’entretien du jardin et du bétail. Mais tous les soirs, on retirait de la tulpa, de la cheminée des pots a stew où des pots dans lesquels on faisait chauffer de l’eau.

Famille d'accueil de Matthew

Famille d’accueil de Matthew

L’atmosphère était paisible, détendue et agréable. Avec la famille, dans un drôle de mélange d’espagnol et de Kichwa, nous parlions de choses simples et quelques fois nous parlions de nos reves pour le futur. Les moments les plus amusants étaient lorsqu’ils mes pardonnaient les erreurs que j’avais commises durant la journée. Rien ne se passait sans un fou rire et la certidude que tout ceci n’était que pour le meilleur.

Bien sûr le retour à Otavalo était inévitable. Soudainement, tout le monde avait un emploi du temps et plus personne ne pouvait se voir. Le foyer avait était remplacé par le silence, comme hébété à regarder la télévision à la fin de la journée. Je ne me sentais ni libre ni sans honte d’aller chez le voisin pour demander un café ou de la compagnie.

Matthew (à droite) avec un bénévole pour des vacances bénévoles en soins de santé

Matthew (à droite) avec un bénévole pour des vacances bénévoles en soins de santé

Tout ces allers et retours dans ces communautés se sont produits dans un contexte où j’étais le leader du groupe. J’étais le résident. Les autres bénévoles arrivaient et partaient, des voyages assez courts pour eux mais tout aussi profonds. Mais mon équipe et moi, nous devions tirer les ficelles afin que tout soit toujours en mouvement.

J’ai passé une partie de mon temps à établir des relations avec des nouveaux membres ou des communautés tout en restant en contact avec mon groupe. C’était assez fou, un peu  comme naviguer à travers un environnement social proche de l’environement naturel des rapides.

Lorsque je pense à mon retour chez moi, je pense surtout au mot innovation. Tout a besoin d’être innovant en permanence. Si ça n’apporte aucun changement au monde alors c’est un échec. Et c’est précisemment ce qui m’effraie. Le ton et la garantie d’un repas au sein d’une communauté ont effacé ce côté travailleur acharné qui s’était installé en moi au cours de mes années universitaires. Je réalise à présent que les personnes peuvent profiter tout en ayant moins, en menant des vies simples, les uns auprès des autres. C’est un tour assez drôle  que nous joue l’opportunité.

Traduit de l’anglais par Charlotte Galland

A Child Who Recovered His Happy Smile

Virginia (right) with Mickael and Maria

Virginia (right) with Mickael and Maria

By Virginia Sanchez

Patient Follow-up Coordinator

I am pretty sure that only a few of us have the opportunity to change other people’s lives, especially that of a child’s. To make them smile, and show how happy they feel when they recover from a health problem which didn’t allow them to live a normal life and do ordinary activities such as running, playing or jumping. A health problem, which for years Mickael’s family couldn’t solve due to their lack of economic resources and the lack of support from any institution or people willing to take the case.

Tandana, our foundation, has the privilege of offering help and support to solve these kinds of problems and needs, which are very common in the communities of the Quichinche District. During each Health Care Volunteer Vacation, we encounter so many ailments that these indigenous people in the communities suffer from. The medical care provided to individuals during the Health Care Volunteer Vacations is the only treatment they receive. They rely on us to cure their illnesses; and once they are cured, they will be able to live a better life.

During the referral portion of our 19th Health Care Volunteer Vacation, I saw the case of 8 year old Mickael from the community of Tangali. His left testicle had not yet descended.

As soon as I informed his mother Maria that we had an appointment at the clinic in Quichinche, she was very pleased that somebody was finally helping her to start the long and difficult process of arranging appointments at the clinic and hospital. She has had bad experiences on several occasions when she went to the hospital, and she wasn’t able to either arrange any appointments or to continue the follow up process.

As soon as the doctor at the clinic checked Mickael, the child complained of a severe pain that didn’t let him run. He also couldn’t sleep on his left side, or he couldn’t play soccer, which is something he loved. To sum up, he couldn’t live a normal life and this was very frustrating for him. According to his mother Maria, Mickael was always a happy child. However, gradually, as he was growing up, his pain increased and he started to lose his happiness and started to have a lot of anger towards things he couldn’t do. He wasn’t able to play with his brothers and classmates. He wasn’t able to do any physical exercise. Whenever he had Physical Education he had to sit and wait until it finished; his classmates used to tease him about it saying: “you are a poor little girl because you cannot do whatever we do. You are always seated”.

With the referral, I managed to get an appointment with the paediatrician at the Otavalo Hospital in July. This professional is a great co-worker and supporter because she is aware that the cases Tandana undertakes are those of people who have very few economic resources, are from remote communities that have no access to health services, and that it is our foundation that provides them with the health services they require.

Previously, these types of patients were referred to the Baca Ortiz Hospital in Quito, which specializes in children. Fortunately, nowadays, Otavalo Hospital has hired two surgeons to cover the demand.

Immediately, we were referred to the surgeon who examined Mickael. He requested an ultrasound to check the condition of the child’s testicle. The appointment was on August 11th. The doctor checked the ultrasound and told us that Mickael needed an urgent operation. He should have been operated on at the age of 4, at the latest. In these cases there was a high risk that the child could become sterile; due to this delay. There is also a possibility he could have developed a cancerous tissue and therefore, the testicle would have to be removed. On August 16th, Mickael had to have some laboratory tests. For those tests that he couldn’t have done before due to the lack of lab equipment, we had to go to a private laboratory and Tandana paid the costs as Mickael’s parents couldn’t afford it. After receiving the test results, the surgeon arranged the operation for Friday August 19th at 9:30 am.

On August 18th at 14:00 hours, I arranged his admission into the hospital and delivered the doctor’s report to the surgery department.

As it was arranged on Friday August 19th, Mickael went into surgery. His mother Maria was very anxious, and the day before she asked me to accompany her. She felt safer with me; she felt that if I was there, the hospital would be more careful with the whole procedure. Furthermore, she was very worried about the outcome of the operation.

We had to buy some medicines and medical supplies such as surgical gloves, syringes, etc. because the hospital doesn’t have enough money to cover all the patients’ needs. Once again Tandana covered the cost of the supplies because of his parents lack of economic resources.

After an hour and a half, the surgeon came out to tell us that everything went well. He put the testicle in its place and all the tissue was normal. In two hours, Mickael would be in his hospital room. The next day he would be discharged and sent home. According to the surgeon, the child should remain resting, without doing any physical activity for 8 days. He would need to come back to the hospital to have his stitches removed and have a post surgery check up done.  I stayed with Mickael and his mother until he woke up completely and was able to talk.

This was the moment when I saw Mickael’s smile on his face. The most wonderful moment without a doubt was when he said to me: “Thank you doctor for helping me; now I will be able to play with my brothers, and my classmates won’t tease me calling me poor little girl”. His smile stayed on his face, and he kept saying I am going to be better, and I can play soccer.

His mother Maria kept crying after finding out that the operation was a success, and he didn’t need any other medical procedure to cure him. She couldn’t believe that he was operated on in such a short time, as she had been trying to get some medical help for 8 years.   She thanked God and Tandana, because she felt this was the only foundation that helped people in the communities without lying to them. Other foundations never come back to the communities after they have promised to help. She asked me to tell Anita to continue supporting the people of Tangali. They don’t receive any other help, not even from the Department of Health, whose duty it is to help their people.

Now her son would be able to live a normal life, like other children; and he wouldn’t feel different from his classmates.

Ten days later we returned to the hospital to have his stitches removed. His condition was excellent, Mickael had recovered very quickly; as soon as he saw me, he said: “Good morning doctor, I wonder how you are feeling today”. Whenever I have met him again, he is always smiling. He is very happy, fully recovered and has a permanent smile on his face.

A new experience in my wonderful job. Above all, it highlights the fact that our Foundation makes it possible for a person to get better and live a dignified and better life. Furthermore, we have created a relationship of trust between us, and the community members rely on us to help patients till the end of their treatment.

November 15/2016

Translated by Beatriz Aramendia

 

Virginia (izquierda) con Mickael, María, y un miembro del personal de Tandana

Virginia (izquierda) con Mickael, María, y un miembro del personal de Tandana

Por Virginia Sanchez

Patient Follow-up Coordinator

Estoy convencida que muy pocas personas tenemos la oportunidad de cambiar la vida de las personas, especialmente de algunos niños, y lograr que sonrían, que demuestren la alegría tan grande que sienten al conseguir sanar de un problema de salud que no les permitía llevar una vida normal, como correr, jugar, saltar. Problema de salud que durante  años su familia no pudo solucionar porque no disponían de los recursos económicos necesarios, o alguna institución o personas que se pusiera al frente y tomara el caso como algo propio.

Nuestra Fundacion, Tandana tiene el privilegio de apoyar y ayudar a solucionar este tipo de problemas-necesidades que son tan frecuentes en las comunidades de la Parroquia de Quichinche. En cada Brigada Médica nos encontramos con tantas dolencias que padecen los indígenas de las comunidades que esperan nuestras Brigadas como la única solución y sobre todo la confianza en que nosotros si seremos capaces de solucionar la enfermedad que les aqueja, y que una vez solucionados sus problemas de salud, podrán tener una mejor calidad de vida.

Luego de la Brigada Médica HCVV19 en los Referidos encontré el caso del niño MickaelMuenala de 8 años, de la comunidad de Tangali, que no le había descendido el testículo izquierdo desde su nacimiento.

Su Madre María en cuanto le comunique que teníamos cita en el Subcentro de Quichinche, agradeció muchísimo porque finalmente había encontrado alguien que apoyara a iniciar todos los tramites largos y con mucha dificultad que representaba el coger turnos en el Subcentro y peor  aún en los hospitales. Ella había tenido muy malas experiencias porque en varias ocasiones había acudido al Hospital y no había logrado siquiera coger un turno, mucho peor el continuar con el proceso de seguimiento.

Al momento que el Medico del Subcentro le reviso, Mickael se quejó de un dolor fuerte que no le permitía correr, no podía dormir del lado izquierdo, no podía jugar futbol que tanto le gustaba, en síntesis no estaba llevando una vida normal, lo que le causaba mucha frustración. Según Maria su Madre el niño siempre fue muy alegre, pero poco a poco, conforme iba creciendo el dolor aumentaba y él iba perdiendo su alegría y empezando a reaccionar mal, con ira por lo que no podía hacer, porque no podía jugar con sus hermanos y compañeros en la escuela. No podía hacer ejercicios físicos, cuando tenían clases de Cultura Fisicael tenía que esperar hasta cuando terminaran y esto ocasionaba que sus compañeros se burlaran de él diciéndole: Eres una mujercita porque no puedes hacer lo que nosotros hacemos, siempre estas sentado. Esto ocasionaba que Mickael llegara a su casa llorando y reclamando a sus padres porque no hacían algo para ayudarle

Con el Referido realice el proceso para obtener el turno con la Pediatra del Hospital de Otavalo consiguiendo para el mes de Julio. Esta profesional es una gran colaboradora, gran apoyo porque ya conoce que los casos que son llevados por Tandana representan a personas de muy bajos recursos económicos, de comunidades muy alejadas, que no tienen casi acceso a los servicios de salud por parte del Ministerio, y que somos nosotros como Fundación quienes conseguimos la atención en salud que requieren.

Anteriormente este tipo de pacientes eran referidos al hospital Baca Ortiz especializado en niños en la ciudad de Quito, ventajosamente en la actualidad el Hospital de Otavalo ha contratado 2 Médicos Cirujanos para cubrir la demanda de pacientes.

En forma inmediata nos refirió al Médico Cirujano para que le evaluara, y solicito un Ultrasonido para poder establecer como estaba el testículo del niño. Teníamos cita para el 11 de Agosto. El medico reviso el ultrasonido y nos dijo que había que operar de inmediato porque se debió haber operado máximo a la edad de 4 años, en estos casos había un alto riesgo de que el niño quedara estéril, o también que por el largo tiempo que había pasado había la posibilidad de que se haya desarrollado un tejido cancerígeno y tendría que extirpar el testículo. El 16 de Agosto nos solicitó exámenes de laboratorio, los mismos que no pudieron hacerle en el hospital porque carecían de los reactivos, tuvimos que ir a un laboratorio privado y la Fundación asumir el costo de los mismos porque sus padres no disponían de dinero. Con los resultados de laboratorio el Cirujano programo la cirugía para el viernes 19 de agosto a las 9:30 am.

El 18 de Agosto a las 14.00 realice los trámites en Estadísticapara el ingreso del paciente a hospitalización, así como también entregar en la Sala de Cirugía el formulario del Médico  programando la cirugía.

El Viernes 19 de Agosto como estaba programado, Mickael ingreso a cirugía, Maria su Madre estaba muy nerviosa, el día anterior me dijo que tenía que pedirme que no le fuera a dejar sola, que cuando estaba conmigo se sentía más segura, sabía que en el hospital estarían más preocupados si yo estaba presente, pendiente de todo el proceso. Además estaba muy preocupada por los resultados de la cirugía.

Tuvimos que comprar varias medicinas e insumos médicos como guantes quirúrgicos, jeringuillas, etc. porque el hospital no dispone de un presupuesto suficiente para atender los requerimientos de todos los pacientes. Una vez más era nuestra Fundación la encargada de solucionar el problema, porque como dije anteriormente sus padres no disponen de recursos económicos.

Transcurrió hora y media y salio el Medico que opero a Mickaela decirnos que todo había salido bien, que coloco el testículo en su sitio y que todo el tejido estaba normal, que en dos horas saldría de recuperación para pasar a su habitacion, al siguiente día seria dado de alta y podría regresar a su casa.Según el criterio del Medico el niño debería estar en reposo, sin realizar ningún esfuerzo físico por 8 días, debería volver al hospital para retirar los puntos y realizar un control post-operatorio. Permanecí con Mickael y su Madre hasta cuando el despertó completamente y pudo hablar.

Fue el momento en que pude finalmente ver una gran sonrisa en la cara de Mickael, y lo más maravilloso e incomparable para mí fue cuando me dijo: Gracias doctorita por ayudarme porque ahora ya podre jugar con mis hermanos y en la escuela ya no me molestaran diciéndome que soy una mujercita, y su sonrisa no desapareció de su cara, repitiendo muchas veces voy a estar mejor, ya puedo jugar futbol!!!

Maria su Madre lloraba de emoción al saber que su hijo saliobien de la cirugia, que no fue necesario ningún otro procedimiento para que su hijo recupere su salud. No podía creer que en tan poco tiempo hubiera logrado que su hijo fuera operado después de haber transcurrido 8 años sin poder conseguir ayuda para que obtuviera la cirugía. En sus palabras dio gracias infinitas a Dios y a Tandana porque según ella dijo era la única Fundación seria que ayudaba en las comunidades a todas las personas sin mentirles ofreciéndoles apoyo y luego nunca regresaban.Me pidió que dijera a Anita que sigan apoyando a la gente de Tangali, porque ellos no cuentan con ninguna otra ayuda, ni siquiera el Ministerio de Salud que tiene obligación con los pobladores no se interesan en ayudarles.

Su hijo ahora llevaría una vida normal como los demás niños, no habría limitaciones que le impidieran sentirse como sus compañeros de escuela.

Regresamos en 10 dias para que el Medico le retirara los puntos, le encontró excelente, Mickael se había recuperado muy rápidamente, apenas me vio dijo: Buenos diasdoctorita, me pregunto como esta? Siempre sonriendo, en adelante en las veces que nos hemos encontrado está muy feliz, con una sonrisa permanente en su cara y recuperado completamente.

Una nueva experiencia en mi maravilloso trabajo, pero sobre todo el que nuestra Fundación sea quien haga posible y real que una persona recupere su salud, pueda llevar una vida digna, que mejore su calidad de vida, y que sembremos la confianza y la seguridad de llegar hasta el fin de un tratamiento con los pacientes que tenemos oportunidad de ayudar.

Noviembre 15/2016

 

iz Aramendia

Mickael

Mickael

 

Par Virginia Sanchez

Coordinatrice du suivi des patients

Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir changer des vies, en particulier celles des enfants. De pouvoir les faire sourire et montrer à quel point ils sont heureux d’être guéris d’une maladie qui les empêchait de mener une vie normale et faire des activités simples comme courir, jouer ou sauter. Par manque de moyens financiers et d’aide de la part d’organisations ou de personnes voulant bien prendre en mains leur cas, un problème de santé a rythmé le quotidien de la famille de Mickael pendant des années.

La fondation Tandana a le privilège d’offrir de l’aide et du soutien pour résoudre ce genre de problèmes, très fréquent dans les communautés de Quichinche. A chaque programme de bénévolat soins de santé, nous faisons face à tellement de maladies dont souffre la population indigène. Les soins de santé offerts pendant la durée de ce programme sont les seuls qu’ils recoivent. Ils comptent sur nous pour les guérir car une fois guéris, ils peuvent alors mener une vie meilleure.

J’ai vu le cas de Mickael, un jeune garcon de huit ans de la communauté de Tangali. Sa testicule gauche n’avait pas degonflé.

Dès que j’ai informé sa mère Maria que nous avions un rendez-vous à l’hôpital de Quichinche, elle était très heureuse que quelqu’un puisse enfin l’aider à entamer ce long et difficile processus de prises de rendez-vous. Elle a eu de mauvaises expèriences dans le passé ou elle s’est déplacée à l’hôpital mais n’a jamais obtenu de rendez-vous ou de suivi.

Dès que le docteur a examiné Mickael, ce dernier s’est plaint de fortes douleurs qui l’empêchaient de courir. Il ne pouvait également pas dormir sur le côté gauche ni jouer au football, lui qui adorait cela. En résumé, il ne pouvait pas vivre une vie normale ce qui le frustrait énormément. D’apres sa mère, Mickael avait toujours été un enfant heureux. Mais petit a petit, en grandissant, la douleur s’est amplifiée et Mickael a commencé à perdre sa joie et à s’énerver devant les choses qu’il ne pouvait plus faire. Il ne pouvait plus jouer avec ses frères ou ses camarades de classe. Il ne pouvait plus faire aucunes activites physiques. A chaque cours de sport, il devait s’asseoir et attendre que le cours se termine.  Ses camarades de classe se moquaient souvent en lui disant : “tu es une petite fille, tu ne peux pas faire tout ce que nous on peut faire. Tu restes toujours assis”

Grâce à une recommendation du docteur, jai reussi à obtenir un rendez-vous avec le pédiâtre à l’hôpital d’Otavalo en Juillet. Cette professionnel le est une très bonne collègue et fervente partisane de la fondation. Elle sait que les cas pris en charge par la fondation  sont ceux de familles qui viennent de communautés tres éloignées et dont les moyens financiers et l’accés aux soins de santés sont très réduits. Elle sait que notre fondation leur offre les soins de santé dont ils ont besoin.

Auparavant ce type de patients étaient envoyés à l’hôpital Baca Ortiz à Quito qui est spécialisé dans le traitement des enfants malades. Heureusement, l’hôpital d’Otavalo a embauché deux chirurgiens pour pouvoir répondre a la forte demande. Très vite, nous avons été dirigé vers le chirurgien qui avait évalué Mickael. Il demanda à faire un ultrason afin d’examiner la testicule de Mickael. Le rendez-vous à eu lieu le 11 aout. Le docteur a ensuite analysé les résultats et nous a informé que Mickael devait être opéré de toute urgence. Il aurait d’ailleurs dû être opéré à l’âge de 4 ans, au maximum. Dans un cas comme celui-ci, il y avait un gros risque que l’enfant devienne stérile ou qu’il ait développé des tissus cancéreux auquel cas il faudrait retirer la testicule. Le 16 aout, Mickael a fait des analyses médicales, ces tests qu’il n’avait pas pu faire auparavant par manque d’équipements. Nous avons du aller dans un laboratoire privé, le paiement fut pris en charge par la foundation Tandana car les parents ne pouvaient avancer une telle somme. Apres avoir recu les résultats, le chirurgien fixa la date d’opération au vendredi 19 aout a 9h30.

Le 18 aout à 14h, j’ai arrangé son admission à l’hôpital et transmis le rapport du médecin au service de chirurgie.

Comme prévu, Mickael fut opéré le vendredi 19 aout.  Sa mère Maria était très anxieuse et la veille elle m’a demandé de l’accompagner. Elle se sentait plus rassurée avec moi. Elle pensait que si j’étais à ses cotés, l’hôpital et les chirurgiens seraient plus consciencieux. De plus elle s’inquiétait beaucoup sur le résultat de l’operation.

Nous avons dû acheter des médicaments et du matériel comme des gants chirurgicaux, des seringues etc. car l’hopital n’a malheureusement pas les moyens suffisants pour couvrir tous les patients. Une fois encore, la fondation Tandana a couvert la totalité des frais.

Après une heure trente, le chirurgien est venu nous dire que tout s’était bien passé. Il avait remis en place la testicule et il n’y avait aucuns tissus cancéreux. En deux heures, Mickael était en chambre de réveil. Le jour  suivant il pouvait rentre chez lui. D’après les recommandations du chirurgien, Mickael devait se reposer pendant 8 jours, sans activités physiques. Il devait par la suite revenir à l’hôpital pour enlever ses points de suture et faire un contrôle post-opératoire. Je suis restée avec Mickael et Maria jusqu’à ce que ce dernier se réveille et puisse parler.

J’ai a ce moment la vu le sourire sur son visage. Le moment le plus merveilleux est sans aucun doute quand il m’a dit: “Merci docteur de m’avoir aidé; maintenant je vais pouvoir jouer avec mes frères et mes camarades de classes ne se moqueront plus en me traitant de petite fille”. Son sourire ne disparaissait plus et il n’arrêtait pas de répéter qu’il allait aller mieux et qu’il aller pouvoir jouer au football.

Sa mère ne pouvait s’empêcher de pleurer de joie après l’opération et l’annonce qu’il n’y aurait pas d’autres procédures chirurgicales. Elle n’arrivait pas à croire qu’il avait été opéré en si peu de temps, elle qui essayait d’obtenir de l’aide depuis huit ans. Elle remercia Dieu et la Fondation Tandana qui pour elle est la seule fondation qui aide vraiment les communautés en difficultés sans mentir. Certaines fondations lui ont promis de l’aide et ne l’ont jamais recontactée. Elle m’a demandé de dire à Anita qu’elle continue de soutenir la population de Tangali. Cette dernière ne recoit aucune aide, pas même du départment de santé dont la mission première est de venir en aide aux personnes en difficultés.

A présent, son fils sera capable de mener une vie normale comme les autres enfants, et il ne se sentira pas différent de ses camarades de classe.

Dix jours plus tard, nous sommes retournés à l’hôpital pour enlever ses points de suture. L’état de Mickael était excellent. Il s’était remis très vite de son opération.  Dès qu’il m’apercu, il me dit: “Bonjour docteur, je me demande comment vous allez aujourd’hui?”. A chaque fois que je le revois, il a le sourire.Il est très heureux, s’est remis complètement de son opération et son sourire ne le lache plus.

Encore une expérience que m’offre mon merveilleux travail. Par dessus tout, ceci montre que notre fondation Tandana  soigne des personnes et rend leur vie meilleure et plus digne. Nous avons crée une relation de confiance et les membres des communautés comptent sur nous pour aider les patients jusqu’au bout.

Novembre 15/2016

Traduit de l’anglais par Charlotte Galland

 

Celebrating 10 Years of Joining Hands and Changing Lives

On November 19, 2016, we celebrated 10 years of wonderful collaboration with communities in Ecuador and Mali with many of our friends and supporters in Columbus, Ohio.  Through these videos, you can enjoy some of the highlights of that evening.

Le 19 novembre, 2016, nous avons feté 10 ans de collaboration formidable avec des villages en Equateur et au Mali avec beaucoup de nos amis et nos partenaires a Columbus en Ohio.  A travers ces videos, vous pouvez voir quelques moments phares de cet évenement.

El 19 de noviembre del 2016, hemos festejado nuestros 10 años de colaboración con comunidades en Ecuador y en Mali con muchos amigos y donantes a Columbus en Ohio.  A travez estos videos, pueden disfrutar de algunos momentos lindos de esa ocasión.